C’est l’économie la plus prometteuse de la zone Caucase et le pays devrait connaître, avec la mise en exploitation des principaux gisements pétroliers et gaziers, une très forte croissance et un afflux de ressources financières au cours des prochaines années.
ELECTIONS LEGISLATIVES EN AZERBAIDJAN, 6 NOVEMBRE 2005
Situation politique
Le Président de la République, Ilham Aliev a été élu à la tête de l’Etat le 15 octobre 2003 avec 79,55% des suffrages (contre 12,10% à son adversaire Isa Gambar).
Composition du gouvernement de la République d’Azerbaïdjan
Président de la République, M. Ilham ALIEV (31.10.03)
Premier ministre, M. Artour RASSIZADE (05.11.03)
Premiers Vice Premier ministres :
Agriculture, Relations avec la CEI, M. Abbas ABBASSOV
Energétique, Constrution des machines, Industrie de Défense, M. Yagoub EYYOUBOV
Vice-Premiers ministres :
Sciences, Culture, Education, Santé, M. Eltchin EFENDIEV
Construction, Transports, Communications, Comité aux Situations d’Urgence, M. Abid CHARIFOV
Affaires humanitaires, Président du Comité d’Etat pour les réfugiés et personnes déplacées, M. Ali HASSANOV (11.98)
Ministres :
Ministre des Affaires étrangères, M. Elmar MAMEDIAROV (02.04.04)
Ministre de l’Intérieur, Général de Brigade Ramil USSUBOV (27.10.98)
Ministre de la Sécurité nationale, Général Major Eldar MAHMOUDOV (23.07.04)
Gardes Frontières, Général Eltchine GOULIEV
Ministre de la Défense, Général de Division Safar ABIEV (26.10.98)
Ministre de la Justice, M. Fikret MAMEDOV
Ministre des Finances, M. Avaz ALEKPEROV (11.07.99)
Ministre des Impôts, M. Fazil MAMEDOV (02.2000)
Ministre du Développement économique, M. Farkhad ALIEV (30.04.2001)
Ministre de l’Industrie et de l’Energie, M. Medjid KERIMOV
Ministre du Travail et de la Protection sociale, M. Ali NAGUIEV (05.11.98)
Ministre de l’Agriculture, M. Ismet Dursun Oglu ABBASOV (23.10.04)
Ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, M. Husseïngoulou BAGUIROV
Ministre de la Culture, M. Polad BULBULOGLU (06.12.98)
Ministre de l’Education, M. Missir MARDANOV (17.11.98)
Ministre de la Santé, M. Ali INSANOV (05.11.98)
Ministre des Communications, M. Ali Mahmed ABBASSOV (24.02.04)
Ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme, M. Abulfaz GARAEV (en 2001)
Ministre des Transports, M. Ziya MAMEDOV
Comités d’Etat :
Titres, M. Heydar BABAYEV (01.99)
Construction, Architecture, M. Chaïr HASSANOV
Douanes, M. Kamaleddin GUEYDAROV (01.99)
Terre et Cartographie, M. Garib MAMEDOV
Problèmes des Femmes, Mme Zahra GOULIEVA
Sécurité industrielle, M. Tofik ALIEV
Statistiques, M. Arif VELIEV (01.99)
Construction des Machines spécialisées, M. Sabir ALEKBEROV
Organisations religieuses, M. Rafik ALIEV
Réserves des Matériaux, M. Gulmammed DJAVADOV (04.99)
Relations avec les Azerbaïdjanais du Monde, M. Nazim IBRAHIMOV
Histoire
VIIIe siècle av. J.-C. : L’Azerbaïdjan est intégré à l’empire Perse.
VIIe siècle apr. J.-C. : Conquête arabe et conversion des populations à l’islam.
XIe siècle : Invasion turcs.
XIIIe siècle : Conquêtes mongols.
XVe XVIIe siècle : Période d’instabilité marquée par la rivalité pour la domination entre les Perses et les Turcs.
XVIIIe siècle : Emiettement du territoire en principautés.
1804 1806 : Prise de Gandja puis de Bakou par les Russes.
1813 1829 : Traité russo-perse de Gulistan et Turkomantchay, partage de l’Azerbaïdjan.
1847 : Premiers puits de pétrole (Bibi Heybat).
1872 : Abolition du monopole d’Etat sur le pétrole.
1877 : Premier pétrolier des frères Nobel le "Zoroastre".
1883 : Premier chemin de fer transcaucasien des frères Rothschild.
1897 : Premier oléoduc Bakou-Batoumi.
1918 : Année terrible avec deux communes révolutionnaires, trois occupations étrangères et deux pogroms (anti-musulman en mars, anti-arménien en septembre).
1918 1920 : Première Indépendance, première République démocratique d’Azerbaïdjan.
1920 : Azerbaïdjan soviétique.
1936 : Création de la R.S.S. d’Azerbaïdjan.
1988 : Début du conflit du Haut Karabagh.
28 mai 1991 : Deuxième Indépendance.
24 sept. 1993 : Adhésion à la C.E.I.
10 oct. 1993 : Election de M. Heydar Aliev à la présidence du pays.
mai 1994 : Cessez-le-feu entre Arméniens et Azerbaïdjanais sur le Haut-Karabagh.
1994 : Signature du contrat pétrolier dit "contrat du siècle" (gisements de Chirag-Azeri-Guinechili/eaux profondes) entre la SOCAR et le Consortium AIOC.
1995 : Nouvelle Constitution azerbaïdjanaise.
1997 : Sortie du premier pétrole Offshore.
24 sept 1998 : Réélection du Président Aliev.
25 novembre 2000 : Un tremblement de terre fait fait 26 morts à Bakou.
Situation économique
L’Azerbaïdjan, qui bénéficie de la confiance des IFI, connaît l’ une des meilleures situations macro-économiques de la CEI (10,2 % de croissance en 2004, probablement 20% en 2005 ; inflation, déficit et dette maîtrisés, réserves de change et excédent commercial substantiels).
C’est l’économie la plus prometteuse de la zone Caucase et le pays devrait connaître, avec la mise en exploitation des principaux gisements pétroliers et gaziers, une très forte croissance et un afflux de ressources financières au cours des prochaines années.
Les autorités ont mis en œuvre des réformes structurelles : adoption du nouveau code fiscal et d’un nouveau programme de privatisations, instauration du fonds pétrolier et rationalisation des structures économiques étatiques avec la création d’un Ministère du développement économique.
Un programme d’Etat pour la réduction de la pauvreté et le développement économique, préparé en étroite collaboration avec les IFI, a également été mis en place fin juin 2002. Sa mise en œuvre constituera un bon indicateur de la volonté des autorités de procéder aux réformes nécessaires au développement économique du pays.
Le principal défi de l’Azerbaïdjan dans les prochaines années sera de procéder à une diversification de ses ressources et à une répartition harmonieuse des fruits de la croissance.
A ce jour, seule la capitale a commencé à surmonter les effets de l’effondrement du bloc soviétique, et le niveau de vie de la majeure partie de la population reste bas. L’Azerbaïdjan reste en situation de dépendance quasi-exclusive à l’égard du secteur énergétique.
L’Azerbaïdjan est le point de départ du pipeline de 1 760 kilomètres qui, traversant la Géorgie, permet le transport du pétrole et du gaz issus de la Mer Caspienne jusqu’au port de Ceyhan en Turquie. L’exploration et la production d’hydrocarbures représentent ainsi 45 % de la production industrielle, 75 % si l’on y ajoute les activités de transformation. Les exportations, composées à 85 % de produits pétroliers attestent de la faible diversité de l’économie locale et de la vulnérabilité de ses comptes extérieurs aux fluctuations des cours de matières premières.
Le 6 novembre 2005, deux ans après l’élection d’Ilham Aliev à la Présidence de la République, les Azerbaïdjanais éliront les cent vingt-cinq membres de leur Assemblée nationale, Chambre unique de leur Parlement. 93% des citoyens azerbaïdjanais ont déjà reçu leur carte nationale d’identité, document indispensable pour qu’ils puissent remplir leur devoir de citoyen le 6 novembre prochain. La Commission électorale centrale a mis en ligne la liste des quatre millions et demi d’électeurs.
Trois blocs politiques sur la scène politique :
le Parti du nouvel Azerbaïdjan (YAP), actuellement au pouvoir et qui compte soixante-quinze membres dans l’actuelle Assemblée,
le Bloc d’opposition Azadlig (Liberté), qui regroupe le Parti du front populaire d’Azerbaïdjan dirigé par Ali Kerimli, le Parti Moussavat de Isa Gambar et le Parti démocratique d’Azerbaïdjan dont le leader est Rasoul Gouliev,
le Bloc nouvelle politique (YES), conduit par Eldar Namazov.
Le 6 novembre 2005, les cent vingt-cinq députés seront élus au suffrage majoritaire à un tour.
Deux mille seize candidats dont une majorité se présentent de façon indépendante, les autres étant issus de quarante-sept blocs ou partis. Chaque candidat recevra de l’Etat un million de manats (soit 200 euros) afin d’assurer ses frais de campagne électorale.
Cinq mille observateurs locaux et cent vingt-cinq observateurs internationaux devraient surveiller le bon déroulement des élections législatives du 6 novembre. Le Conseil de l’Europe a envoyé quarante-trois personnes pour étudier la situation à la veille du scrutin.