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imprimer cet article  Un désaccord russo-américain sur le dossier du nucléaire iranien

Les Américains affirment que l’Iran, qui n’a pas encore de centrales nucléaires, n’a pas besoin d’enrichir de l’uranium puisque la seule centrale nucléaire iranienne, actuellement en construction par les Russes dans le sud de l’Iran, sera achevée fin 2006. Le président iranien a dénonce l’apartheid nucléaire’ que les pays riches veulent imposer aux autres en leur interdisant d’avoir la technologie de l’enrichissement.

IRAN

L’Iran a pour voisins à l’ouest l’Irak et la Turquie, au nord-ouest l’Arménie et l’Azerbaïdjan (pays membres de la Communauté des Etats Indépendants - CEI), à l’est de la mer Caspienne le Turkménistan (CEI) ; sa frontière orientale est commune avec l’Afghanistan et le Pakistan ; toute sa façade méridionale est bordée par le golfe Arabo-Persique et le golfe d’Oman, de part et d’autre du détroit d’Ormuz.


Les Américains affirment que l’Iran, qui n’a pas encore de centrales nucléaires, n’a pas besoin d’enrichir de l’uranium puisque la seule centrale nucléaire iranienne, actuellement en construction par les Russes dans le sud de l’Iran, sera achevée fin 2006. Les Américains accusent ouvertement les Iraniens de chercher à se doter de la bombe atomique sous le couvert d’activités nucléaires civiles. "L’Iran n’a pas besoin de programme nucléaire civil" - affirme le président George Bush.

Moscou est le maître d’oeuvre de la première centrale nucléaire iranienne à Bouchehr, un contrat qui représente environ 800 millions de dollars (voir la photo ci-jointe).

Les Russes se sont engagés à fournir son combustible : l’accord russo-iranien sur la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr prévoit que l’uranium iranien est enrichi en Russie puis renvoyé en Iran pour y être utilisé à Bouchehr.

Les Européens et les Américains demandent à l’Iran de renoncer à l’enrichissement d’uranium comme seule garantie que son programme ne dévie pas vers la fabrication de l’arme atomique. Les Européens, toujours inquiets des intentions nucléaires iraniennes, ont cependant renoncé à demander à l’exécutif l’AIEA de saisir pour le moment le Conseil de sécurité de l’Onu sur l’Iran, notamment à cause de l’opposition de pays comme la Russie.

La question du droit de Téhéran à enrichir l’uranium a également été au centre des discussions lors de la visite de Mme Rice à Moscou. Sur ce point, les Etats-Unis et la Russie gardent un avis opposé.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dénonce l’’apartheid nucléaire’ que les pays riches veulent imposer aux autres en leur interdisant d’avoir la technologie de l’enrichissement.

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