L’effondrement des marchés boursiers mondiaux fait craindre une dégradation des perspectives de croissance économique et dès lors des prévisions de demande d’énergie.
Le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine affirme que la Russie n’avait "pas besoin" d’une baisse de sa production pétrolière pour soutenir le prix du pétrole en chute libre.
"Nous n’avons pas besoin de mesures de limitation de l’extraction" de pétrole, a dit M. Koudrine.
Il a d’ailleurs noté que la production russe allait se réduire d’elle-même quelque peu, des champs pétroliers arrivant en fin de vie.
M. Koudrine a ensuite indiqué que le budget russe serait à l’équilibre en 2008 tant que le prix du baril de brut restera au dessus de 70 dollars.
Vendredi, le pétrole s’est écroulé sous 80 dollars le baril à New York et a touché 75 dollars à Londres. Depuis les records historiques du 11 juillet à plus de 147 dollars, l’or noir a abandonné près de la moitié (49%) de sa valeur.
L’effondrement des marchés boursiers mondiaux fait craindre une dégradation des perspectives de croissance économique et dès lors des prévisions de demande d’énergie.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) tiendra d’ailleurs une réunion extraordinaire le 18 novembre à Vienne, "pour discuter de la crise financière mondiale" et de son "impact sur le marché pétrolier".