Le département fédéral des finances (DFF) de Suisse a décidé le 18 décembre 2009 d’imposer une amende record aux investisseurs du consortium Oerlikon pour des irrégularités au moment de l’achat d’une participation dans le suisse OC Oerlikon en 2006.
La Suisse réclame 40 millions de francs suisse au milliardaire russe Viktor Vekselberg, a annoncé Renova, la société d’investissement de ce dernier, une décision qui risque de ternir les relations entre Moscou et Berne.
"Le département fédéral des finances (DFF) de Suisse a décidé le 18 décembre 2009 d’imposer une amende record aux investisseurs du consortium Oerlikon" pour des irrégularités au moment de l’achat d’une participation dans le suisse OC Oerlikon en 2006, a indiqué Renova dans un communiqué.
"En particulier, il a infligé une amende de 40 millions de francs suisses (27 millions d’euros) à Viktor Vekselberg", déplore-t-elle.
Observant que le montant de cette amende représente près
de 20% de la valeur de la part détenue par Renova dans Oerlikon, la société explique que les autorités suisses lui reprochent d’avoir violé la réglementation boursière, en omettant de donner certaines informations quand elle acheté une participation dans le groupe suisse.
"Renova dément ces accusations infondées", ajoutant que M. Vekselberg a l’intention de contester cette décision.
Renova avait acquis en 2006 10,25% du groupe technologique suisse OC Oerlikon, alors baptisé Unaxis, puis avait augmenté sa part pour en devenir le principal actionnaire, avec 44,7% du capital.
Interrogé en Suisse, où il participe au Forum économique mondial de Davos, le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine, a estimé que cette décision n’améliorait "pas les relations" entre Moscou et Berne.
"J’espère que nous parviendrons à éviter des problèmes diplomatiques", a-t-il dit, cité par les agences russes.
"Nous demandons simplement de rééxaminer la question et d’écouter attentivement les actionnaires, parce qu’ils ont des justificatifs qui montrent que cette décision ne correspond pas tout à fait à la réalité. Nous comptons pour l’instant sur une approche raisonnable", a-t-il encore dit.