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imprimer cet article  Trahison fratricide : La Macédoine et le Monténégro ont reconnu le Kosovo indépendant

Ce revers pour Belgrade intervient au lendemain du succès notable remporté par sa diplomatie, avec le vote de l’Assemblée générale des Nations unies, accédant à sa demande de saisir la CIJ sur la légalité de l’indépendance du Kosovo.

La vérité est-elle soumise au temps ? Tout s’achète, tout se vend... ? A partir de ces contraintes évidentes, à quoi nous sert-il aujourd’hui persévérer à dénoncer l’ingratitude, la trahison et les mensonges des imposteurs qui travaillent pour anéantir la Nation serbe afin de renforcer davantage le pouvoir colonisateur l’ex-Yougoslavie en échange des prébendes et des privilèges ?

Le ministre macédonien des Affaires étrangères, Antonio Milososki, a annoncé dans la soirée que son gouvernement avait décidé de "reconnaître la souveraineté et l’intégrité du Kosovo". Il s’exprimait à l’issue d’une réunion de l’équipe gouvernementale qui s’est tenue peu après le vote par le Parlement macédonien d’une résolution en faveur de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo. Cette résolution a été adoptée par 85 voix contre 1 et 16 abstentions.

Judas avait délibérément vendu le Christ, au prix de 30 pièces d’argent. Combien coûte cette trahison ? Prix d’adhésion de la Macédoine à l’Europe ? Prix de son fauteuil ministériel des Affaires étrangères (Antonio Milososki) ?

La Macédoine et le Monténégro ont reconnu ensemble le Kosovo indépendant, un revers pour la Serbie au lendemain de son succès aux Nations unies où Belgrade a obtenu la saisine de la Cour internationale de justice (CIJ) sur la légalité de la proclamation d’indépendance de son ancienne province.

Le ministre monténégrin des Affaires étrangères, Milan Rocen, a indiqué que son gouvernement avait décidé "à l’unanimité" de reconnaître l’indépendance du Kosovo et d’établir des relations diplomatiques entières avec Pristina. Le Monténégro, tout comme la Macédoine, aspirent à rejoindre l’UE et l’Otan. Vingt-deux des 27 Etats membres de l’Union ont reconnu l’indépendance du Kosovo.

Belgrade a aussitôt répliqué en annonçant dans la soirée que la présence de l’ambassadeur du Monténégro en Serbie n’était plus souhaitable.

La Serbie ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo proclamée le 17 février et considère son territoire comme l’une de ses provinces.

Car le Monténégro et la Serbie sont historiquement liés, tant du point culturel que religieux, avec l’orthodoxie. Une importante communauté serbe vit au Monténégro et de nombreux Monténégrins résident en Serbie.

De plus, l’indépendance du Monténégro remonte à juin 2006 seulement. Auparavant, Podgorica et Belgrade étaient encore unis au sein d’une union aux liens très souples.

Avec la Macédoine et le Monténégro, cinquante pays dans le monde ont désormais reconnu l’indépendance du Kosovo. De toutes les entités qui formaient l’ex-Fédération yougoslave, seule la Bosnie-Herzégovine n’a pas reconnu le Kosovo indépendant. La Slovénie et la Croatie avaient décidé de le faire en mars.



Evian, 6-8 octobre 2008, World Policy Conference. Le président de la République de Serbie, Boris Tadic, a participé à l’une des sessions plénière de la conférence sur la politique mondiale (World Policy Conference) le 8 octobre 2008 à Evian. Boris Tadic a souligné que la Serbie et les autres pays de l’Ouest des Balkans devraient adhérer au plus vite à l’UE. "Nous tous souhaitons partager les valeurs européennes, appliquer les normes européennes et respecter les lois européennes", a souligné Boris Tadic. Boris Tadic était interrogé sur le fait de savoir si pour Belgrade "la partition du Kosovo est acceptable". Belgrade s’oppose résolument à l’indépendance du Kosovo, proclamée le 17 février, et considère son territoire comme l’une de ses provinces. La Serbie a d’ailleurs toujours considéré le Kosovo comme un ensemble tout au long des négociations sur son statut entamées en 2005 sous l’égide de l’ONU et qui ont débouché, faute d’accord, à la proclamation d’indépendance.

World Policy Conference :

- Thierry de Montbrial, directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri), ouvre la première édition de la World Policy Conference à Evian le 6 octobre 2008.
- Discours de Dmitri Medvedev, président de la Fédération de Russie
- Discours de Nicolas Sarkozy, président de la République française
- Discours de Boris Tadic, président de la République de Serbie

Reportages vidéo réalisés par Russie.TV


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