La présidence dispose des documents dans lesquels ’on peut voir clairement qui prévoyait (...) d’exécuter le meurtre’ de Mme Timochenko, a assuré un responsable de la présidence, Valeri Gueleteï qui a refusé de préciser l’origine des documents cités. L’accusation n’a produit donc aucune preuve sérieuse.
L’Ukraine traverse une grave crise politique depuis la dissolution du Parlement prononcée début avril par le président Viktor Iouchtchenko, un pro-occidental soutenu par Mme Timochenko. Cette décision est contestée par la coalition gouvernementale du Premier ministre pro-russe Viktor Ianoukovitch.
Ce dernier a finalement accepté il y a une semaine l’organisation des législatives anticipées, un compromis qui doit encore être confirmé par un vote parlementaire.
La crise ukrainienne a connu un nouveau rebondissement jeudi, M. Ianoukovitch ayant appelé l’Union européenne et la Russie à intervenir "d’urgence" en tant que médiateurs et accusant M. Iouchtchenko d’aggraver le conflit.
Un projet d’attentat contre Ioulia Timochenko, leader de l’opposition pro-occidentale ukrainienne, a été déjoué, a affirmé vendredi un responsable de la présidence ukrainienne, alors que le pays traverse une grave crise politique.
Un "attentat à l’explosif" contre l’opposante devait être perpétré cette semaine, selon M. Gueleteï, qui a refusé de préciser l’origine des documents cités.
Le porte-parole de Mme Timochenko, Alexandre Sotchko, interrogé par la presse sur ces informations, s’est refusé à tout commentaire.
M. Gueleteï a accusé des forces politiques "radicales" de coopérer avec des milieux criminels, faisant allusion à leur implication dans le projet de cet attentat.
"Aujourd’hui, les milieux criminels travaillent avec certains forces politiques les plus radicales (...), avec des personnes qui étaient liées à des services spéciaux d’autres pays", a-t-il dit, sans préciser de quels pays il s’agit. C’est tellement facile de se cacher derriere le KGB...