L’œuvre de Paoustovski est, en Russie, une des plus belles, une des plus originales, à l’égal des Pouchkine, des Tolstoï, des Dostoïevski, des Gogol, des Tchekhov, des Akhmatova, pour ne citer que quelques-uns de ceux que le public français a bien voulu consacrer.
Sophie Ollivier, agrégée, docteur d’état (russe) a été maître de conférences à l’université de Clermont 2, puis professeur de littérature slave à l’université de Bordeaux 3. Elle enseigne actuellement la littérature française à Dublin. Ses recherches concernent la littérature russe (Dostoïevski, Mandelstam, Paoustovski…).
Gueorguievitch Paoustovski (1892-1968) a su de façon subtile, remettre en question une idéologie qui a prôné, selon l’expression d’Hannah Arendt, "la destruction de l’identité individuelle" et ainsi sauver la quintessence de son art.
Aux laideurs et aux horreurs engendrées par un système axé sur la manipulation des corps et des âmes, il a opposé la vision d’un univers harmonieux où le charme ensorcelant d’une nature humble et mélancolique demande à être découvert pas à pas.
Editions L’Harmattan
ISBN : 978-2-296-06982-4 • janvier 2009 • 280 pages
Prix éditeur : 25 € / 164 FF