Le millionnaire sud-africain Mark Shuttleworth, deuxième touriste spatial de l’histoire après l’Américain Dennis Tito, a effectué un excellent séjour privé dans la Station spatiale internationale (ISS).
Il souhaitait conserver son scaphandre et la capsule à bord de laquelle il est redescendu sur Terre dimanche, mais le montant hors taxe de la prestation ne comprenait pas la capsule, technologie spatiale spécifique, qui ne peut pas sortir du pays.
"J’avais effectivement demandé lors des négociations sur le vol que soit inclus l’achat de la capsule. Mais nous n’avons pas réussi à trouver un accord sur ce point et je ne suis plus intéressé par son achat", a expliqué l’"Afronaute", ajoutant qu’il comptait désormais "faire faire une maquette de cette capsule pour que les gens en Afrique du Sud puissent voir à quoi ça ressemble d’être installé dans un tel engin".
De son côté, le porte-parole de l’agence aérospatiale russe Rosaviakosmos Sergueï Gorbounov a indiqué que si Shuttleworth n’avait pas eu l’autorisation d’emporter la capsule, "ce n’était pas une question de prix". "En revanche, il pourra peut-être accrocher son scaphandre dans sa penderie", a-t-il ajouté.
"Le moment le plus excitant a été la descente. Le pire moment a également été la descente car c’était la fin du vol", a-t-il ajouté, estimant que cette expérience "valait plusieurs fois l’investissement" de près de 20 millions de dollars payés à la Russie.
Mark Shuttleworth, 28 ans, et ses coéquipiers, le commandant russe Iouri Guidzenko et l’ingénieur de bord italien Roberto Vittori, ont atterri dimanche matin dans la steppe kazakhe après un voyage de dix jours dans l’espace, dont une semaine à bord de l’ISS.