La veille du sommet sur le développement durable, certains officiels russes déclaraient que la Russie n’avait aucun intérêt à signer le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le vice-ministre du Développement économique et du Commerce, Moukhammed Tsikanov, avait notamment déclaré que la Russie pourrait renoncer à ratifier le traité étant donné qu’elle n’en tirerait aucun avantage économique. La Russie espérait en effet vendre ses « permis de polluer » au plus gros acheteur potentiel, les Etats-Unis, cependant ces derniers refusent de ratifier le protocole. Ce dernier signé en 1997 impliquait que les pays qui ne peuvent limiter leurs émissions peuvent acheter leurs droits de pollution à d’autres pays moins pollueurs.
L’entrée en vigueur du protocole, alors que le pollueur le plus important, les Etats-Unis qui rejettent 35% des gaz à effet de serre, a retiré sa signature, dépendait de la Russie. Le protocole doit entrer en vigueur après avoir été ratifié par les pays dont les émissions cumulées de gaz à effet de serre représentent 55% du total mondial des rejets. Or, lors de son discours à Johannesburg, au sommet mondial sur le développement durable, le Premier ministre russe, Mikhaïl Kassianov, a promis que la Russie ratifierait « dans un avenir proche » le protocole de Kyoto. Cette ratification impliquerait l’entrée en vigueur immédiate du protocole.
Vedomosti 3-09-02