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imprimer cet article  Le prochain sommet du G8 au Japon

Du 7 au 9 juillet au Japon
La Russie a toujours été attentive à ne pas être identifiée comme membre du groupe des pays producteurs, et notamment l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Elle préfère de loin discuter des problèmes d’énergie en tant que membre du G8, dont le prochain sommet se tiendra du 7 au 9 juillet au Japon.

Souvent ex-aequo avec l’Arabie saoudite au titre de premier producteur mondial de brut, la Russie a naturellement été conviée à la réunion exceptionnelle des pays producteurs et consommateurs à Djeddah (Arabie saoudite) pour discuter de la fièvre des cours du pétrole, qui ont frôlé cette semaine la barre des 140 dollars le baril.

Mais la Russie a fait profil bas à la conférence pétrolière de Djeddah. Pourquoi un tel détachement de la part des Russes ?

Pour des analystes, la Russie est en réalité plutôt embarrassée, car la réunion coïncide avec la confirmation par statistiques interposées que sa production de pétrole se trouve en pleine stagnation, et même en régression depuis le début de l’année.

Pour le moment, la Russie n’a rien à offrir. Elle préfèrerait vraiment faire profil bas pendant deux ans pour régler ce problème et revenir ensuite.

La Russie, avec son gabarit pétrolier hors norme, a à la fois prodigieusement profité de la spirale des cours du brut et gardé ses distances avec l’Opep, mais elle s’est présenté les mains vides à la conférence de Djeddah.

Plusieurs responsables de haut-rang comme le Premier ministre Vladimir Poutine et son vice-Premier ministre Igor Setchine se sont relayés ces dernières semaines pour tenter de dissiper l’impression pénible laissée par les récentes statistiques, mais en vain.

Ils ont notamment annoncé des mesures fiscales en faveur des groupes pétroliers, destinées à donner un coup de fouet aux investissements notoirement insuffisants dans le secteur en Russie et par conséquent à la production.

Mais celles-ci demeurent insuffisantes et n’auront de toute façon aucun effet avant au moins 2009, ont prévenu de grands patrons du secteur pétrolier lors d’une conférence cette semaine à Moscou.

De fait, les experts s’attendent au mieux à une stagnation de la production russe en 2008 : elle s’est élevée à presque 10 millions de barils par jour l’an dernier, selon les statistiques de la major BP, c’est-à-dire 12,6% du total mondial.

Le passé mouvementé du secteur des hydrocarbures dans le pays (privatisations douteuses, affaire Ioukos...) a contribué à une vision "court-termiste" de la part de ses dirigeants, malheureusement plus préoccupés de leurs dividendes que d’investissements à long terme. Mais même aujourd’hui avec une situation relativement apaisée, accroître la production sera très difficile.

Autre facteur, "la Russie a toujours été attentive à ne pas être identifiée comme membre du groupe des pays producteurs", et notamment l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Elle "préfère de loin discuter des problèmes d’énergie en tant que membre du G8", dont le prochain sommet se tiendra du 7 au 9 juillet au Japon.

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