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imprimer cet article  Le nouveau président russe Dmitri Medvedev va ’au charbon’

Dmitri Medvedev a immédiatement trouvé sur son bureau le sujet brûlant de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, deux territoires de Géorgie autoproclamés indépendants et objet d’une tension de plus en plus vive entre Moscou et Tbilissi.

Le chemin que s’apprête à emprunter le nouveau président russe Dmitri Medvedev ne sera pas simple : de la crise avec la Géorgie à la lutte contre une inflation récalcitrante, les défis ne manqueront pas au dirigeant.

Dmitri Medvedev ne pourra pas non plus se permettre de faire la sourde oreille devant le mécontentement de la population russe face à une inflation de plus en plus galopante (elle a dépassé les 14% en rythme annuel en avril. C’est la préoccupation numéro un de la population, il ne s’agit plus désormais de la ramener à l’objectif initial de 10% mais de l’empêcher d’atteindre 20%.

Cette question est particulièrement sensible dans un pays où le souvenir du chaos économique consécutif à la chute de l’URSS, sous la présidence de Boris Elstine, reste traumatisant.

Outre les problèmes de prix, qui empoisonnent le quotidien des Russes, M. Medvedev devra aussi s’attaquer d’urgence aux gigantesques problèmes d’infrastructures de la Russie, comme la distribution d’électricité ou le réseau routier, largement vétuste.

Quelle sera l’attitude du nouveau président qui fera sa vraie sortie sur la scène internationale au sommet du G8 début juillet au Japon après de premiers voyages au Kazakhstan, en Chine et en Allemagne ?

Sous Vladimir Poutine, la Russie s’est notamment vivement opposée aux Etats-Unis au sujet du bouclier antimissile que Washington projette d’implanter en Europe de l’Est et de l’élargissement de l’Otan dans d’ex-républiques soviétiques comme l’Ukraine et la Géorgie. Mardi, le ministre géorgien chargé de la Réintégration de ces territoires, Temouri Iakobachvili, a estimé à Bruxelles que les deux pays étaient "très proches" d’une guerre.

L’attitude de Medvedev dépendra en grande partie de l’identité du futur président américain à l’issue de la présidentielle de novembre. C’est d’après elle que le Kremlin établira sa stratégie envers la Chine et l’Union européenne : Si Washington en demande trop, "les Russes prendront des positions défensives".

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