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imprimer cet article  Le nouveau président de la BERD Thomas Mirow défend la position russe

’Je vois qu’il y a apparemment toujours un grand appétit d’investissements en Russie’, a assuré M. Mirow, ’et je pense objectivement que la Russie offre un grand choix d’opportunités à des entreprises européennes et des autres parties du monde’.

L’affaire TNK-BP attire l’attention sur la Russie (président de la BERD) L’actuelle dispute entre le groupe pétrolier britannique BP et ses actionnaires russes au sein de TNK-BP attire l’attention générale sur l’investissement en Russie, a prévenu mardi Thomas Mirow, nouveau président de la BERD, tout en jugeant toujours important l’appétit des investisseurs pour le pays.

"L’attention des medias (sur ce sujet) est importante et peut ainsi avoir un impact sur la façon dont les gens en Europe occidentale et aux Etats-Unis peuvent regarder la Russie", a estimé le président de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), en poste depuis un mois, au cours de sa première conférence de presse, à Londres.

La BERD, créée en 1991 pour aider les anciens pays du bloc soviétique à passer à l’économie de marché, compte néanmoins réaliser en 2008 son propre objectif de faire 40% de ses investissements de l’année, soit 2,4 milliards d’euros, en Russie.

"Je vois qu’il y a apparemment toujours un grand appétit d’investissements en Russie", a assuré M. Mirow, "et je pense objectivement que la Russie offre un grand choix d’opportunités à des entreprises européennes et des autres parties du monde".

Répondant à une question sur "les négociations entre BP et le gouvernement russe", il a aussitôt souligné "qu’à sa connaissance il n’y avait pas de négociations entre BP et le gouvernement russe", et il a "noté que les autorités russes avait indiqué qu’elle n’interféreraient pas dans ce qu’elles considèrent comme une dispute entre actionnaires". "Mais je ne suis pas naïf, je pense que cette affaire aura un impact sur la manière dont les gouvernements, les investisseurs, les medias et le public considéreront la Russie", a-t-il dit. "Je pense que tous ceux qui ont leur mot à dire là-dedans en sont bien conscients", a-t-il ajouté. Il a souligné que "chaque Etat souverain peut définir ses intérêts de sécurité nationale", citant la France, les Etats-Unis et l’Allemagne comme adeptes aussi de ce principe. Les Russes "sont très clairs sur ce qu’ils veulent, mais la question est : +quelle restriction peut mener à quelle réaction de la part des investisseurs étrangers+" ? "Et bien sûr, nous (la BERD) aimerions voir aussi peu de restrictions que possible", a-t-il conclu.

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