Le Premier ministre géorgien Lado Gourguénidzé et deux de ses ministres se rendront à Bruxelles lundi où doit se tenir un sommet de l’Union européenne (UE) dédié au conflit russo-géorgien.
Ce sommet extraordinaire a été convoqué par la France, qui assure le présidence tournante de l’UE, et devrait aboutir à une position commune pour faire pression afin que la Russie retire ses troupes en territoire géorgien.
Moscou vient de reconnaître l’indépendance de deux territoires séparatistes pro-russes en Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, une décision dénoncée en Occident.
La Géorgie s’attend à ce que ce sommet de l’UE lui apporte une aide politique et économique, selon le ministre géorgien de la Réintégration Temour Iakobachvili.
L’aide politique signifie la non-reconnaissance permanente des territoires séparatistes, un rapprochement avec l’UE (...) et des mesures qui arrêteront la Russie.
M. Iakobachvili a cependant souligné qu’il revenait à l’UE de décider si des sanctions contre Moscou devaient être adoptées. La ministre géorgienne des Affaires étrangères Eka Tkechelachvili sera aussi du voyage à Bruxelles.
La Russie et la Géorgie s’accusent mutuellement d’avoir provoqué le conflit qui les oppose, et qui s’est soldé par une vaste offensive russe le 8 août contre les forces géorgiennes qui tentaient de reprendre le contrôle de l’Ossétie du Sud.
Moscou a retiré l’essentiel de ses troupes suite à un accord de cessez-le-feu, mais a maintenu des positions avancées en Géorgie dans une "zone tampon" dont les limites n’ont pas été clairement définies et qui fait l’objet de différentes interprétations.