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imprimer cet article  La visite du Présidenr russe Vladimr Poutine en Bulgarie

Le 17 janvier 2008
La Bulgarie dépend presqu’entièrement des livraisons de gaz et de pétrole russe. L’occasion formelle pour la visite est le 130e anniversaire de la libération de la Bulgarie de cinq siècles de domination ottomane à l’issue de la guerre russo-turque en 1877-78.

A l’époque communiste (1944-89), Sofia était considérée comme l’allié le plus fidèle de Moscou : le Todor Jivkov avait même proposé qu’elle devienne une seizième république de l’URSS.

La Russie, la Bulgarie et la Grèce doivent d’ailleurs signer "un accord tripartite sur la création d’une compagnie conjointe pour le projet d’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis" de transport de gaz russe entre la Mer Noire et la Mer Egée.

Des négociations sont aussi en cours pour une participation bulgare au projet Southstream de transport de gaz russe sous la Mer Noire via la Bulgarie vers l’Europe centrale et du sud.

L’Union européenne, qui importe de la Russie près du quart du gaz qu’elle consomme, soutient cependant un autre projet de gazoduc, Nabucco, auquel la Bulgarie participe également. Nabucco convoyera du gaz depuis la Mer caspienne en contournant la Russie.

La Bulgarie dépend presqu’entièrement des livraisons de gaz et de pétrole russe. La compagnie russe Lukoil possède la seule raffinerie pétrolière bulgare à Bourgas et la centrale de Kozlodoui fonctionne avec du combustible nucléaire russe. Un contrat de construction à Béléné (nord) d’une deuxième centrale nucléaire, d’une valeur de 4 milliards d’euros, avec la société russe Atomstroyexport sera signé lors de la visite de M. Poutine.

L’occasion formelle pour la visite est le 130e anniversaire de la libération de la Bulgarie de cinq siècles de domination ottomane à l’issue de la guerre russo-turque en 1877-78.

Membre de l’Otan depuis 2004, la Bulgarie a toutefois accepté d’accueillir des bases militaires américaines, provoquant de vives critiques de Moscou, et participe à la coalition en Irak. Et sur le Kosovo, le chef de la diplomatie se dit "plus proche des Etats-Unis que de la Russie", qui soutient le refus de la Serbie d’accorder l’indépendance à cette province à forte majorité albanaise.

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