Hier, il y a eu une réunion du conseil de l’OTAN à Bruxelles. Pouvez-vous nous faire part des résultats obtenus ? Quelle est l’opinion de la France sur le bouclier anti-missiles américain en Europe de l’Est ? Moscou se heurte au projet américain de bouclier antimissile qui prévoit d’implanter des installations en Pologne et en République tchèque.
Alors que la Russie a annoncé qu’elle se doterait d’ici 2018 de sous-marins nucléaires stratégiques, elle se heurte au projet américain de bouclier antimissile qui prévoit d’implanter des installations en Pologne et en République tchèque, anciennes zones d’influence de Moscou.
Alors que la Russie a annoncé qu’elle se doterait d’ici 2018 de sous-marins nucléaires stratégiques, elle se heurte au projet américain de bouclier antimissile qui prévoit d’implanter des installations en Pologne et en République tchèque, anciennes zones d’influence de Moscou.
DEFENSE ANTI-MISSILES
(Hier, il y a eu une réunion du conseil de l’OTAN à Bruxelles. Pouvez-vous nous faire part des résultats obtenus ? Quelle est l’opinion de la France sur le bouclier anti-missiles américain en Europe de l’Est ?)
Il y a eu effectivement cette réunion, à Bruxelles, du Conseil OTAN/Russie, à laquelle la France a participé. Je crois que cela a été une réunion intéressante, parce qu’elle a permis aux Américains de faire une présentation détaillée de leur projet. Cela leur a permis également, de faire un point sur les discussions qu’ils ont eues à la fois avec les Russes et les Européens à propos de ce sujet.
La France a rappelé sa position, qui est qu’il s’agit d’un projet bilatéral entre les Américains et un certain nombre de pays européens. C’est un projet qui n’implique pas directement l’OTAN, ni la France. C’est le premier point.
Deuxième point, il est normal d’en parler, notamment avec les Russes et notamment dans le cadre de l’OTAN, puisqu’il y a des implications pour la sécurité des Européens. Nous considérons que ce type d’échanges doit maintenant se poursuivre pour voir quelles sont exactement les conséquences et les implications du projet américain.
Notre position est que c’est un projet américain, bilatéral, qui ne nous engage pas, mais qui suppose que l’on ait un certain nombre de discussions pour bien en mesurer les implications.
(Mais ces deux pays sont membres de l’Union européenne et la France aussi. C’est une question pour ces deux pays mais aussi pour l’Union européenne.)
Nous sommes d’accord pour en parler à l’OTAN. Nous n’avons pas d’objection, non plus, à en parler dans le cadre de l’Union européenne. Mais vous voyez qu’il y a une différence entre en parler et puis considérer que c’est un projet qui doit englober et auquel doivent participer l’ensemble des pays européens. C’est quelque chose de différent.
Du côté français, nous ne sommes pas demandeurs pour participer à ce projet. Nous avons le principe de dissuasion nucléaire, qui est le principe de base. Nous estimons que la défense anti-missiles peut compléter la dissuasion dans certaines situations, notamment pour la protection des forces en opération. Mais nous n’avons pas la volonté de participer au système anti-missiles de défense des territoires et des populations proposé par les Américains.