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imprimer cet article  La présidentielle russe : Medvedev-Poutine

Le candidat du Kremlin, Dimitri Medvedev, est assuré de l’emporter haut la main, en duo avec Vladimir Poutine, qui promet de rester l’homme-clef du pays.

Le président sortant Vladimir Poutine, qui n’avait pas le droit de se présenter pour un troisième mandat consécutif, a finalement dévoilé ses plans pour l’après-2 mars : il restera "l’exécutif suprême", en devenant le chef du gouvernement, doté de puissantes prérogatives.

C’est lui qui a choisi M. Medvedev, un de ses plus proches fidèles, pour lui succéder. Après l’avoir adoubé publiquement en décembre, il a mis à sa disposition tous les moyens d’Etat, dont la puissante télévision publique, pour que sa victoire soit sans appel.

Réputé libéral, M. Medvedev, 42 ans, a été plutôt bien accueilli par les Occidentaux lorsque Vladimir Poutine l’a présenté en décembre comme son dauphin. Discret, non étiqueté KGB à la différence de son mentor, le candidat du Kremlin à la présidentielle du 2 mars offre une image rassurante, aux antipodes des diatribes anti-occidentales du président sortant. Mais malgré sa personnalité douce et calme, il y a de l’acier en lui. S’il n’a jamais critiqué l’Occident, il n’ignore pas non plus le langage de la force, dirigeant depuis 2000 le conseil d’administration du géant gazier Gazprom.

Les trois chaînes nationales, source d’information unique de nombre des 108 millions d’électeurs d’un pays courant sur onze fuseaux horaires, consacrent en revanche une grande partie de leurs journaux aux visites en province - très encadrées et sans bains de foule - de M. Medvedev. Ce qui ne contredit pas la législation selon les autorités, M. Medvedev étant montré en sa qualité de premier vice-Premier ministre.

Trois candidats outre M. Medvedev ont été admis à participer à l’élection : l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski (61 ans) et le communiste Guennadi Ziouganov (63 ans) ainsi qu’Andreï Bogdanov, un obscur candidat pro-européen de 38 ans.

L’opposition libérale, totalement marginalisée, n’a pas de candidat. Mikhaïl Kassianov, ex-Premier ministre de M. Poutine devenu un farouche adversaire, a vu sa candidature invalidée. Les observateurs de l’OSCE ont boycotté l’élection, face aux restrictions imposées. "Qu’ils s’occupent de leurs oignons", a tranché Vladimir Poutine.

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