Le Comité Tchétchénie exprime sa profonde consternation et son indignation à l’annonce de la mort d’Aslan Maskhadov. Nous sommes convaincus qu’une telle tragédie n’a été possible que parce que l’Europe, après avoir oeuvré, jusqu’en 1997, pour une résolution politique et négociée du conflit entre la Russie et la Tchétchénie, a abandonné les forces qui y étaient le plus attachées.
MORT DU PRESIDENT TCHETCHENE ASLAN MASKHADOV. Appel du Comite Tchétchénie à une semaine de mobilisation
Le pouvoir russe a montré une fois de plus qu’il voulait la guerre. Plus que jamais, il est urgent d’ouvrir des négociations politiques !
Le Comité Tchétchénie exprime sa profonde consternation et son indignation à l’annonce de la mort d’Aslan Maskhadov, seul président de Tchétchénie démocratiquement élu sous l’égide de la communauté internationale en 1997.
Cette disparition porte un coup très dur à tous les modérés et à tous ceux qui oeuvrent à une résolution politique de ce conflit meurtrier. Aslan Maskhadov avait, une fois encore en février 2005, appelé à des négociations après avoir déclaré unilatéralement une trêve, effectivement observée par la partie tchétchène du 1er au 23 février. Que les autorités russes revendiquent son ’élimination’ et promettent une des plus hautes décorations à ses auteurs ne peut nous étonner, puisqu’elles ont, depuis des années, refusé toute négociation en assimilant l’ensemble de la résistance tchétchène au terrorisme international.
Mais cet assassinat nous laisse aussi un sentiment de révolte, ici, en Europe. En effet, nous sommes convaincus qu’une telle tragédie n’a été possible que parce que l’Europe, après avoir oeuvré, jusqu’en 1997, pour une résolution politique et négociée du conflit entre la Russie et la Tchétchénie, a abandonné les forces qui y étaient le plus attachées. Après avoir reconnu Aslan Maskhadov, elles ont fait le choix de ne rien opposer, ni à la machine de guerre russe, ni à son discours d’amalgame.
Contrairement à ce que peuvent laisser penser les cris de victoire du pouvoir russe, la guerre ne se termine pas avec la mort d’A. Maskhadov. Les logiques de pourrissement délibéré, de radicalisation, d’extension du conflit à d’autres régions du Caucase et de tensions dans l’ensemble de la Russie risquent d’en sortir renforcées. Des efforts redoublés pour soutenir tous ceux qui sont en faveur de négociations, n’ont jamais été aussi nécessaires. L’Europe est-elle enfin prête à s’engager pour désamorcer l’engrenage du pire ?
Le Comité Tchétchénie de Paris appelle à une semaine de mobilisation.
DIMANCHE 13 MARS de 12 h A 13h00 - parvis BEAUBOURG Rassemblement silencieux en mémoire d’Aslan Maskhadov, Rassemblements organisés simultanément dans d’autres villes en France en Europe.
LUNDI 14 MARS à partir de 18h, Vigie Citoyenne
Devant l’Ambassade de Russie
VENDREDI 18 MARS à partir de 17h - parvis BEAUBOURG
INTERPELLATION de L’EUROPE, MOBILISATION pour la PAIX en TCHETCHENIE
A l’occasion de la venue de V. Poutine à Paris, où il doit rencontrer MM.Chirac, Schroeder et Zapatero.
Le silence complice face au pouvoir russe doit enfin cesser et les dirigeants européens s’engager enfin en faveur d’une logique de paix en Tchétchénie.
Rassemblement puis défilé (départ de la manifestation à 18h30).
Comité Tchétchénie
Paris, France