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imprimer cet article  La crise en Russie

Le chef du gouvernement russe Vladimir Poutine promet aux Russes de ’tout faire’ pour leur éviter une nouvelle déroute financière, dix ans après le traumatisme de 1998, et annonçant une série de mesures.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a concédé que l’heure était grave, dans une allusion à la crise consécutive à la chute de l’URSS en 1991 et à celle de 1998 qui restent gravées dans les mémoires.

"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les problèmes des années passées, ne se reproduisent pas", a déclaré le Premier ministre au cours d’un congrès de son parti, Russie unie, en présence du président Dmitri Medvedev et de plus de 2.000 délégués et invités.

Plus concret, son ministre des Finances Alexeï Koudrine a concédé que les Russes connaîtraient leur pire crise depuis celle de 1998, marquée par un effondrement du système bancaire et de l’épargne en roubles. "L’année 2009 constituera le pic de la crise financière mondiale", a-t-il dit dans les couloirs du congrès. Pour la Russie, "ce sera l’année la plus marquée par la crise en dix ans".

Vladimir Poutine a proposé une série de mesures, dont des baisses d’impôts pour les entreprises ainsi qu’une augmentation des retraites et de l’indemnité chômage, soulignant par là-même qu’il restait pleinement aux commandes dans ses attributions de Premier ministre.

"Nous ferons tout pour protéger les dépôts de nos citoyens, assurer les intérêts légitimes de ceux qui ont investi leur propre argent dans la construction de logements". Vladimir Poutine a notamment annoncé une baisse de l’impôt sur les bénéfices, des impôts locaux sur les PME, de même qu’une enveloppe de 50 milliards de roubles (1,4 milliard d’euros) pour empêcher des faillites dans le complexe militaro-industriel, particulièrement menacé.

M. Koudrine a chiffré le paquet de mesures annoncées par le Premier ministre à 550 milliards de roubles, soit quelque 15,7 milliards d’euros.

Vladimir Poutine n’a fait aucun commentaire sur ses intentions politiques à court ou moyen terme, tandis que certains médias spéculent sur son possible départ du gouvernement pour préserver sa popularité face à la crise et de cette façon préparer un éventuel retour au Kremlin. Bien que les Russes continuent de faire confiance à leurs dirigeants, particulièrement à Vladimir Poutine, ils ressentent de plus en plus les effets de la crise.

Les médias russes, notamment la télévision, restent très discrets pour l’heure sur l’impact de la crise, malgré ses premiers trains de licenciements et d’arriérés de salaires.

Le nombre des Russes qui ont déjà constaté une baisse de salaire pour eux-mêmes ou dans leur entourage a presque triplé en un mois, à 17%, contre 6% en octobre, relève ce sondage réalisée du 14 au 17 novembre.

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