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imprimer cet article  La Russie redoute un nouveau ’Mur de Schengen’ entre la Russie et l’UE

International Press Centre - Bruxelles / le 14 mai 2004
Sergey Yastrzhembsky, le nouvel envoyé spécial russe auprès de l’UE, s’est élevé contre l’intention européenne d’imposer de lourdes restrictions de déplacement, établissant un parallèle entre celles-ci et les séparations, géographiques et physiques, qui isolaient l’Ouest de l’Est communiste dans le passé.

L’envoyé spécial du président russe pour les affaires européennes appelle l’UE à faciliter le déplacement de ses concitoyens ver le territoire de l’Union, au moment où Bruxelles et Moscou renforcent leurs liens politiques et commerciaux.

« Nous ne voulons pas d’un autre Mur de Berlin ou d’un mur “de Schengen” entre la Russie et l’UE », a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles.

Il a en outre plaidé pour que les décideurs politiques de l’UE garantissent que leurs bonnes paroles soient exécutées, en assurant une égalité pour tous les citoyens européens.

Comme l’a affirmé le président de la Commission européenne lui-même, Romano Prodi, lance Yastrzhembsky, « l’UE est une communauté de minorités nationales ».

Toutefois, plusieurs gouvernements des nouveaux États membres de l’UE, comme ceux de l’Estonie et de la Lettonie, ne mettent pas tout en œuvre pour que les minorités russophones jouissent des mêmes droits d’égalité que les autres citoyens.

Certaines capitales, selon lui, « ont tendance à regarder vers le passé plutôt que vers l’avenir et souffrent de certains “complexes” historiques ».

Yastrzhembsky effectuait sa première visite à Bruxelles depuis son entrée en fonction en tant qu’envoyé spécial pour les relations entre l’UE et la Russie.

Il a souligné qu’il n’était pas le nouvel ambassadeur russe et que son lieu de travail était Moscou.

Lors de sa visite, il a rencontré plusieurs membres de la Commission européenne, dont le président Romano Prodi, dans le but de débattre des projets portant sur lesdits « quatre espaces communs ».

Ces projets ont pour objectif de définir l’avenir des relations UE/Russie en établissant « des zones communes » dans lesquelles promouvoir la coopération dans les domaines du commerce, de la recherche et des déplacements entre les deux parties.

Il existe toutefois d’importantes divergences d’opinion entre Moscou et Bruxelles quant à la forme que devraient prendre les débats au sujet de ces « quatre espaces communs ».

Yastrzhembsky n’a pas caché que Moscou utiliserait le projet avancé par Bruxelles comme point de départ des débats, mais que la Russie proposerait sans nul doute une formule de sa propre conception.

Polyglotte confirmé, Yastrzhembsky sait s’y prendre et a déjà servi de porte-parole à Boris Yeltsin et sur la question de la Tchétchénie.

Traduction : Frédéric De Bock

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