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imprimer cet article  La Conférence de Crimée (de Yalta) contestée dans les médias polonais

60 ans de la Conférence de Yalta / 1945 - 2005
C’est bien à Yalta que les puissances alliées ont confirmé leur désir commun de voir la Pologne forte, libre, indépendante et démocratique. En résultat de l’arrangement de Yalta-Potsdamm, la Pologne a vu son territoire substantiellement agrandi au nord et à l’ouest. La sécurité de la Pologne a été garantie non seulement par les USA, la Grande-Bretagne, mais aussi par l’URSS.

Du 4 au 11 février 1945, dans la petite ville de Livadia, à 3 km au sud de Yalta, dans le palais construit par Nicolas II, Staline, Roosevelt et Churchill, se retrouvent pour préparer la paix alors que la défaite de l’Allemagne semblait certaine.

Les décisions concernant la Polgne :

- la frontière de l’URSS à l’ouest suive la « ligne Curzon », c’est-à-dire qu’elle conserve les territoires polonais et les pays baltes, annexés en 1940 grâce au pacte germano-soviétique et aux accords Ribbentrop-Molotov.

- la formation de gouvernements démocratiques en Pologne.

EXTRAIT DU COMMUNIQUE FINAL DE LA CONFERENCE DE YALTA, 11 Février 1945

Nous sommes résolus à créer avec nos alliés aussitôt que possible une organisation internationale générale pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité. Nous croyons qu’une telle organisation est essentielle pour empêcher de nouvelles agressions et éliminer les causes politiques, économiques et sociales des guerres au moyen d’une collaboration étroite et permanente de tous les peuples pacifiques.

Nous avons rédigé et signé une déclaration commune sur l’Europe libérée.

La complète libération de la Pologne par l’Armée rouge a créé dans ce pays une situation nouvelle. Cette situation exige l’établissement d’un nouveau gouvernement Provisoire polonais (...) [On] y inclura des chefs démocrates choisis parmi les Polonais qui se trouvent en Pologne ou même à l’étranger. (...) Ce gouvernement provisoire Polonais d’unité nationale s’engagera à procéder à des élections libres et sans entraves aussitôt que possible, sur la base du suffrage universel et du scrutin secret. Tous les partis démocrates et anti-nazis auront le droit de participer à ces élections."

Commentaires du porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères

Question : Commentez, s’il vous plaît, l’évaluation des résultats et des conséquences de la Conférence de Crimée (de Yalta) des puissances alliées, parue ces derniers temps dans les médias polonais.

Commentaire : Nous apprenons avec regret les tentatives, faites en Pologne et dans certains autres pays, de déformer les résultats de la Conférence de Crimée des chefs des puissances alliées leaders de la coalition anti-hitlérienne, qui vient de se terminer en ces jours de février il y a 60 ans.

Elle a eu pour résultat important, comme on sait bien, la concertation des plans de la défaire définitive des forces armées de l’Allemagne fasciste et du Japon, la définition des principes essentiels de l’ordre mondial d’après-guerre, y compris la création de l’ONU. C’est bien à Yalta que les puissances alliées ont confirmé leur désir commun de voir la Pologne forte, libre, indépendante et démocratique. En résultat de l’arrangement de Yalta-Potsdamm, la Pologne a vu son territoire substantiellement agrandi au nord et à l’ouest. La sécurité de la Pologne a été garantie non seulement par les USA, la Grande-Bretagne, mais aussi par l’URSS. Au cours des décennies d’après-guerre, personne d’autre que l’Union Soviétique était le principal stimulant de l’établissement définitif de la frontière ouest de la Pologne suivant la ligne Oder-Neisse, ce qui a été reflété dans les traités sur la frontière de la Pologne avec la RDA en juillet 1950 et, par la suite, avec la RFA en novembre 1990. Le statut des nouvelles frontières polonaises a été confirmé dans le Traité sur le règlement définitif avec l’Allemagne en date du 12 septembre 1990, dont l’Union Soviétique a été signataire, à côté des USA, de la Grande-Bretagne et de la France. Donc, nos partenaires polonais ont tort de regretter Yalta. Et, en général, vouloir "réécrire" l’histoire de la Seconde guerre mondiale, en arrachant les événements historiques du contexte de l’époque, relève de la mauvaise foi.

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