L’opération ’EUROFAB’ s’inscrit dans le cadre du programme d’élimination du plutonium militaire déclaré en excès des besoins de défense. Les Etats-Unis et la Fédération de Russie ont en effet signé en septembre 2000 un accord qui prévoit l’élimination par chacun d’entre eux de 34 tonnes de plutonium militaire déclarées en excès des besoins de défense.
L’opération ’EUROFAB’ a commencé avec le départ de Grande-Bretagne des navires spécialisés qui transporteront des Etats-Unis vers la France les matières nucléaires objet de l’opération.
La France apporte son soutien aux efforts américain et russe de réduction de leur plutonium militaire déclaré en excès des besoins de défense. La non-prolifération constitue en effet un facteur essentiel de la sécurité internationale. Nous partageons pleinement les objectifs de non-prolifération nucléaire poursuivis par les Etats-Unis et la Russie. Ceux-ci découlent des engagements pris par la plus grande partie de la communauté internationale, à commencer par les cinq Etats dotés de l’arme nucléaire (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), dans le cadre du Traité de Non-Prolifération nucléaire.
Notre contribution à l’élimination de ce plutonium en excès des besoins de défense s’inscrit dans le cadre du Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes décidé par le G8 à Kananaskis en 2002, Partenariat dont l’importance a été réaffirmée à Evian (2003) et Sea Island (2004). Ce projet est également en ligne avec la stratégie européenne de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive, et la résolution 1540 du Conseil de sécurité d’avril 2004. Des éléments relatifs à l’opération elle-même sont fournis par ailleurs par l’industriel concerné par cette opération.
L’élimination de ce plutonium sera effectuée en utilisant une technologie française : la fabrication et l’utilisation dans un réacteur nucléaire de production d’électricité, d’un combustible contenant un mélange d’uranium et de plutonium, dit combustible MOX (’mixed oxyde fuel’).
L’utilisation dans un réacteur nucléaire de ce combustible a l’avantage de détruire une partie du plutonium et de rendre le reste impropre à une utilisation ultérieure à des fins militaires, tout en produisant de l’électricité.