La tempête politique provoquée au Royaume-Uni par la révélation des rencontres entre M. Mandelson, désormais ministre britannique du Commerce, et M. Deripaska, notamment sur son yacht, a trouvé un nouveau souffle après de nouvelles déclarations de l’ancien commissaire.
Ce "dossier" fait référence à la baisse des droits de douane européens sur l’aluminium et à la levée de "mesures anti-dumping" infligées à certaines compagnies russes spécialisées dans l’aluminium —dont Rusal, principal fleuron de l’oligarque russe Oleg Deripaska.
Mais selon Bruxelles Mandelson n’est pas intervenu en faveur d’un oligarque russe. La Commission européenne a à nouveau défendu dimanche son ancien commissaire au Commerce Peter Mandelson, assurant qu’il "n’était intervenu à aucun moment en faveur" du magnat russe de l’aluminium Oleg Deripaska.
"Il n’y a pas eu d’ingérence politique de la part de Peter Mandelson, dans aucun de ces dossiers", a déclaré le directeur général Commerce de la Commission David O’Sullivan dans une déclaration.
"Les deux (dossiers) ont fait l’objet de nombreuses discussions du Conseil (qui rassemble les Etats membres de l’UE, ndlr) et les décisions finales ont été prises de manière totalement traditionnelle et habituelle", a insisté M. O’Sullivan.
Concernant la baisse des droits de douane décidée en 2007, "les discussions qui ont eu lieu entre deux groupes d’Etats membres ont finalement abouti à un compromis pour passer les droits de douane de 6% à 3%. Il a été demandé à M. Mandelson de donner son accord à ce compromis, ce qu’il a fait", a-t-il expliqué, assurant que les discussions avaient eu lieu "en toute transparence", avec les 27 Etats membres et la Commission autour de la table.
Sur les mesures anti-dumping appliquées à Rusal en 2001, "après une enquête approfondie et la consultation des Etats membres, le Conseil a conclu en janvier 2006 que le dumping n’existait plus".
"Ayant parlé avec les officiels impliqués dans ce cas, je suis entièrement convaincu qu’il n’y a eu aucune implication personnelle de Peter Mandelson dans ce dossier", a insisté le directeur général.
La tempête politique provoquée au Royaume-Uni par la révélation des rencontres entre M. Mandelson, désormais ministre britannique du Commerce, et M. Deripaska —notamment sur son yacht— a trouvé un nouveau souffle après de nouvelles déclarations de l’ancien commissaire.
Peter Mandelson a adressé une lettre au quotidien The Times, publiée samedi, dans laquelle il précise que sa première rencontre avec Deripaska remonte à 2004 et non 2006.