Viktor Iouchtchenko arrive en deuxième position du scrutin présidentiel et devrait affronter le candidat du pouvoir M. Ianoukovitch au second tour. Selon la Commission électorale ukrainienne, M. Ianoukovitch obtient 42,78% des voix, contre 36,64% à M. Iouchtchenko, après dépouillement de 73,46% des bulletins. Le second tour de l’élection présidentielle doit se dérouler le 21 novembre, si aucun candidat ne franchit le seuil des 50% des voix.
Le 31 octobre 2004 : dès l’ouverture des bureaux de vote, les 37 millions d’électeurs inscrits, votent jusqu’à 20h00. Vingt-quatre candidats sont en lice, mais deux candidats se disputent la présidence largement : l’actuel Premier ministre Viktor Ianoukovitch, candidat du pouvoir, partisan d’un rapprochement avec la Russie et le libéral Viktor Iouchtchenko, ancien chef du gouvernement.
Viktor Iouchtchenko (Youtchenko), principale figure de l’opposition ukrainienne, se porte officiellement candidat à l’élection présidentielle d’octobre.
Viktor Iouchtchenko, 50 ans, est l’ancien Premier ministre. Un scandale tournant autour d’un journaliste assassiné a gravement affaibli le président Leonid Kula, impliqué dans cette affaire, et a fait chasser le Premier ministre réformiste, Viktor Iouchtchenko, en avril 2000.
Sous la direction de V. Iouchtchenko, l’économie ukrainienne s’est réveillée, avec un taux de croissance de 6,5 % en 2000. Le taux de 2001 pourrait être encore plus élevé. Mais en général, les tentatives de Kiev de présenter une vaste réforme du marché ont échoué à cause des divergences idéologiques avec la majorité de gauche au parlement, un manque de volonté politique de M. Koutchma et une corruption enracinée. Leonid Koutchma, qui devrait quitter le pouvoir en 2004 à l’issue de deux mandats de quatre ans, rejette ces accusations.
Viktor Iouchtchenko, qui, en tant que candidat de l’alliance ’Notre Ukraine’, est le plus sérieux challenger du clan Koutchma.
Biographie de Viktor Iouchtchenko (Youshchenko)
En novembre 2004, les élections pourraient voir l’arrivée d’une nouvelle équipe au pouvoir dans les affaires ukrainiennes, même si M. Koutchma et les membres de l’oligarchie vont tenter d’empêcher cela.
Le second tour de l’élection présidentielle doit se dérouler le 21 novembre, si aucun candidat ne franchit le seuil des 50% des voix.
A la veille de l’élection présidentielle en Ukraine
Le 29 octobre 2004 - Par ’Reporters sans frontières’
Sept journalistes de la chaîne de télévision privée 1+1, contrôlée par le chef de l’administration présidentielle, Viktor Medvedtchouk, ont démissionné, le 29 octobre 2004, pour protester contre la couverture biaisée de la campagne électorale pour la présidentielle du 31 octobre. Par ailleurs, plus de 160 journalistes ont signé une pétition protestant contre la censure de la campagne électorale en faveur du candidat du pouvoir, le Premier ministre Viktor Ianoukovitch.
Sept journalistes de la chaîne de télévision privée 1+1, contrôlée par le chef de l’administration présidentielle, Viktor Medvedtchouk, ont démissionné, le 29 octobre 2004, pour protester contre la couverture biaisée de la campagne électorale pour la présidentielle du 31 octobre. Par ailleurs, plus de 160 journalistes ont signé une pétition protestant contre la censure de la campagne électorale en faveur du candidat du pouvoir, le Premier ministre Viktor Ianoukovitch.
« Nous refusons de prendre part à une guerre de l’information que le pouvoir a déclarée contre son propre peuple », ont-ils affirmé. Les journalistes ont indiqué qu’ils quittaient la chaîne après avoir tenté en vain de convaincre la direction de ne plus censurer l’information et de ne pas tenir compte des « temnyks », des instructions adressées par l’administration présidentielle aux rédactions sur la manière dont certains sujets doivent être traités. La direction de 1+1 n’a pas souhaité commenter ces déclarations.
Par ailleurs, plus de 160 journalistes ont signé une pétition protestant contre la censure et la couverture biaisée de la campagne électorale en faveur du candidat du pouvoir, le Premier ministre Viktor Ianoukovitch. « Ne tenant pas compte des normes du journalisme professionnel, le pouvoir et sous sa pression, les propriétaires des chaînes de télévision, tentent de passer sous silence des événements importants ou de les rapporter d’une manière biaisée », affirme le texte. Cette pétition, lancée le 28 octobre par 42 journalistes travaillant notamment pour les chaînes nationales Novy Kanal, ICTV, Inter, TNT et 1+1, appelle les reporters à « informer la société sur tous les événements importants, à présenter tous les points de vue importants, à vérifier et à donner la source des informations diffusées ».
En revanche, les comptes bancaires de la chaîne Kanal 5, gelés le 18 octobre suite à une plainte pour diffamation, ont été débloqués sur ordre de la justice. Des journalistes de la chaîne continuent néanmoins leur grève de la faim, entamée le 25 octobre, pour protester contre les pressions qu’ils subissent notamment par le biais de l’attribution de leur licence.
Le 26 octobre 2004
Les journalistes de Kanal 5 en grève de la faim
Le 25 octobre 2004, vers 21 heures 30, Andriy Chevchenko, directeur de l’information de Kanal 5, a annoncé en direct que les journalistes de la chaîne entamaient une grève de la faim pour protester contre les pressions qu’ils subissent. Le député indépendant Volodymyr Sivkovitch, qui avait poursuivi l’un des propriétaires de Kanal 5, le député d’opposition Petro Porochenko pour diffamation, a pourtant annoncé qu’il retirait sa plainte. De plus, le Conseil national de radiodiffusion a décidé de ne pas annuler, à ce stade, la licence permettant à la chaîne d’émettre à Kiev.
Andriy Chevchenko a précisé que les comptes de Kanal 5 étaient toujours gelés et que la question de la licence restait une véritable épée de Damoclès pour les journalistes de la chaîne.