Vera Andreevna Levchenko est née le 9 août 1893 à Poltava.
Elle fait ses études de danse classique au Théâtre de Bolshoi à Moscou. Elle fait ses débuts au cinéma en 1914 en tant que figurante avant de devenir l’une des premières vedettes du cinéma russe. Ses films sont souvent considérés comme un aboutissement suprême de l’art cinématographique muet !
Elle tourna principalement dans les films des réalisateurs Evgueniy Bauer et Piotr Tchardynine : Les Mirages, La Vie contre la vie, Tais-toi, tristesse, tais-toi, La Femme qui a inventé l’amour, Le Cadavre vivant, Le dernier tango.
Vera Kholodnaïa a tourné dans 80 films !
"Le Cadavre vivant" est un film-événement, à la fois étape décisive dans l’élaboration du langage cinématographique. Mélodrame ? « Mélodie d’images autour d’un drame ». La caméra, lyrique et d’une grande mobilité. C’est une œuvre vivante, vibrante...
Elle est morte à l’âge de 26 ans à Odessa en novembre 1919. Chassé de Moscou par l’avancée de la révolution bolchévique, c’est sous la douceur du ciel de Crimée que continue de fleurir le cinéma muet de l’époque tsariste. Vera Kholodnaïa, la vedette du cinéma russe, une étoile du cinéma muet, est confrontée à la réalité de la lutte révolutionnaire...
Le film " L’esclave de l’amour" de Nikita Mikhalkov ou un drame poignant du cinématographe, est consacré à cette période de sa vie ! C’est avec une très grande sensibilité que Nikita Mikhalkov retrace les tourments de la Russie, dans les contrastes entre une apparence de douceur de vivre, ensoleillée et insouciante, et un arrière-plan dramatique. Vera Kholodnaïa est ainsi l’élément parfait de transition entre deux situations historiques...