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imprimer cet article  L’année russe à Monaco avec l’Exposition ’Moscou : Splendeurs des Romanov’ et ’Ballets russes’

Présentation de l’exposition à la presse le 26 mars à 18h30
Du 11 juillet au 13 septembre 2009, le centre culturel de la Principauté proposera donc dans les 4000 m2 de l’Espace Ravel une thématique consacrée à la Grande Russie au temps des Romanov, sous le commissariat de Brigitte de Montclos, Conservateur en Chef du Patrimoine.

Le centre culturel de la Principauté a été invité à Paris pour présenter l’année de la Russie à Monaco à l’Hôtel particulier d’Estrées (Résidence de l’Ambassadeur de Russie).

En présence de :

- Son Excellence Alexandre ORLOV, Ambassadeur de la Fédération de Russie en France,

- Brigitte de MONTCLOS, Commissaire de l’exposition,

- Catherine ALESTCHENKOFF, Directeur des Evénements culturels du Grimaldi,

- François PAYET, Scénographe de l’exposition,

- Hervé ZORGNIOTTI, Direction de la Communication Grimaldi Forum,

- Nathalie Varley Pinto, Chargée de Communication / Communication Manager Grimaldi Forum.

Comme le veut la tradition, la présentation a commencé par des mots de bienvenue prononcés par l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en France, Son Excellence Alexandre ORLOV, récemment nommé à son poste.

Diplômé de l’Institut des relations internationales de Moscou auprès du ministère des Affaires étrangères, M. Orlov a représenté la Russie au Conseil de l’Europe à Strasbourg de juillet 2001 à janvier 2007. En mai 2007, il a pris la tête du département du MID chargé des liens avec les régions, le parlement et les associations sociales et politiques de la Fédération de Russie. Il maîtrise parfaitement le français, l’italien et l’anglais. En qualité d’ambassadeur de Russie en France, il succède à Alexandre Avdeïev, nommé ministre russe de la Culture en mai dernier.

Madame Brigitte de MONTCLOS, Commissaire de l’exposition, a dévoilé un projet ambitieux. C’est elle qui avait d’ailleurs signé la grande exposition 2004 du Grimaldi Forum « Impérial Saint-Pétersbourg, de Pierre le Grand à Catherine II » visitée par près de 63.000 personnes.

Chaque été, le Grimaldi Forum Monaco produit une grande exposition thématique, consacrée à un mouvement artistique majeur, à un sujet de patrimoine ou de civilisation, à tout sujet où s’exprime le renouvellement de la création. Une occasion de mettre en valeur ses atouts et ses spécificités : offrir un espace de 4000 m2 pour créer en toute liberté, mettre au service de la scénographie les outils technologiques les plus performants, s’appuyer sur les meilleurs spécialistes dans chaque domaine afin d’assurer la qualité scientifique de ses expositions.

Le propos de cette exposition est d’aborder le règne de la dernière dynastie des Tsars : les Romanov, qui ont dirigé la Russie pendant trois siècles, en privilégiant l’Art russe de la seconde moitié du XVIIIè jusqu’au début du XXè siècle.

Les pièces majeures illustrant les règnes de Paul Ier à Nicolas II proviendront essentiellement du Musée Historique de Moscou ; elles mettront en lumière le faste de la cour à cette période, ainsi que le rayonnement international de Moscou, écrin de plusieurs expositions dites « pan-russes » comme en 1882, avant que la future capitale ne devienne dès les premières années du XXè siècle le foyer de l’Art moderne et du Constructivisme.

"Le projet concerne l’aménagement intérieur de 4000 m2 de l’Espace Ravel avec un espace d’exposition, situé 10, av Princesse Grace à Monaco. Le désir de ne pas perturber la structure d’ensemble conduit à une "installation" très artistique. Le projet a proposé des aménagements différents issus des contraintes d’état des lieux et des réseaux nécessaires.

Le programme est venu épouser les limites physiques du lieu, soutenu par une scénographie lumineuse importante"- a expliqué pour sa part Monsieur François PAYET, Scénographe de l’exposition.

L’enjeu de la scénographie pour François PAYET est de confronter l’espace public et ses usages habituels à un événement ponctuel, celui d’une exposition d’art. Il s’agit donc de réinterpréter et de réinventer le mur blanc du musée, par une transposition dans un espace singulier. "Pourtant, il s’agit de rendre lisible cet événement, auprès d’un public pas toujours initié, comme étant une seule et même exposition, ce qui nous conduit à proposer une scénographie fédératrice, créant un lien entre chaque pièce exposée." - a poursuivi le Scénographe de l’exposition. La lumière grise projetée rend phosphorescent le dispositif et amène à lire la scénographie continue entre les œuvres.

L’exposition « Moscou : Splendeurs des Romanov » constituera une parfaite introduction à la célébration par la Principauté du centenaire de la création des Ballets Russes par Diaghilev, dont la magie opéra à Monte-Carlo au début du siècle dernier.

Le Grimaldi Forum a déjà invité le Kirov et le Bolchoï. Il existe des liens indéfectibles entre la danse russe et Monte-Carlo. De son côté, Jean-Michel Bouhours, conservateur en chef du musée national de Monaco, retracera l’histoire des Ballets Russes. Ce sera un vaste travail de collaboration avec de nombreuses entités monégasques.

Centenaire des Ballets Russes à Monaco

Madame Françoise Gamerdinger, Adjoint au Directeur des Affaires Culturelles de la Principauté de Monaco n’a pas caché sa joie en présentant son programme magnifique !

L’année 2009 marque le Centenaire de l’arrivée des Ballets Russes en France, puis à Monaco. À la tête de ces ballets, un personnage génial va révolutionner l’art scénique. Serge de Diaghilev réunira en effet les plus grands artistes du XXe siècle et fera de la Principauté de Monaco le centre mondial de la création artistique.

Ballets Russes à Monaco : le logo du Centenaire

Pour célébrer le centenaire des Ballets Russes, un logo original a fait son apparition.

2009 et 2010 marquent la célébration des Ballets Russes à Monaco. L’ensemble des entités culturelles de la Principauté de Monaco, sous la férule de la Direction des Affaires Culturelles, se sont rassemblées pour faire de cet anniversaire un événement digne de la créativité génial de Serge de Diaghilev, le créateur des Ballets Russes.

Programmations exceptionnelles des Ballets de Monte Carlo, du Monaco Dance Forum, de l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo, du Printemps des Arts… ou expositions uniques (Nouveau Musée National de Monaco, Grimaldi Forum…) viendront animer cette célébration artistique qui se déroulera sur 12 mois.

Un logo vient d’être dévoilé et une affiche, sublime, sera également bientôt publiée. Deux éléments graphiques largement identifiables pour promouvoir une année qui sera placée assurément sous le signe du génie artistique.


Ballets russes de Monaco : la grande révolution de la danse

A la fin du XIXe siècle, le monde de l’art se réveille stupéfait par l’audace d’un homme, qui va révolutionner l’art de la danse. Les Ballets Russes viennent de naître. Un accouchement né d’un mouvement contestataire !

A l’origine, un Homme, Serge de Diaghilev fonde en 1898 « Le Monde de l’art », association puis revue regroupant plusieurs artistes qui recherchent un art nouveau avec pour principal dessein de faire connaître l’art russe à l’étranger.

Durant cette même période, le chorégraphe Russe, Mikhail Mikhailovitch, Michel Fokine en français (en photo sur la gauche), exerce de son côté son anticonformisme dans le domaine de la danse de spectacle. C’est précisément de la réunion de ces deux mouvements contestataires que naissent les Ballets russes...

Pour mieux comprendre la stupeur et l’engouement provoqués par ce nouveau genre de spectacle, rappelons qu’à cette époque, à l’Opéra de Paris, la danse est en déclin réduite à une virtuosité sans âme, le public la boude. Les Ballets russes amorcent dès lors un renouveau des ballets européens.

Dès 1911 , les Ballets russes installent leur résidence à Monte-Carlo dans un contexte favorable au développement culturel et à l’effervescence créatrice….

Comment l’esprit et l’innovation des Ballets russes modifièrent totalement la danse. Avec l’arrivée de Serge de Diaghilev à Monaco, il y eu véritablement un "avant" et un "après" dans l’histoire de la danse.

L’avènement des Ballets russes a engendré une nouvelle perception de la danse.

Habitué aux ternes représentations de l’Opéra, le public découvre soudain une féerie prodigieuse, apothéose du rythme et de la couleur, d’un luxe inouï dans les moindre détails de la représentation.

La danse tend vers de nouvelles formes où l’expression, l’émotion, l’emportent désormais sur le seul désir de divertir.

Elle n’est plus simplement une prouesse mais elle devient sensibilité, sensualité et permet au public de vibrer .

Autre nouveauté, le corps de ballet n’est plus, lui non plus, relégué au simple rôle d’auxiliaire, et les scènes de masse deviennent tout aussi importantes que les performances des étoiles.

Mais la principale caractéristique des Ballets russes reste cependant l’étroite collaboration entre le musicien, le chorégraphe et le peintre, dont les noms désormais inséparables assuraient à l’œuvre son unité et sa splendeur. Ainsi, Michel Fokine le soulignait-il lui-même : « Le ballet doit témoigner d’une unité de conception. Au dualisme traditionnel musique-danse doit être substituée l’unité absolue et harmonieuse de trois éléments musique-danse-et-arts plastiques... »

L’imprésario Serge de Diaghilev engage alors les plus grands talents, couturiers, peintres dessinateurs qui laisseront des chefs d’œuvres de costumes, de décors… La créativité de l’âme slave de Diaghilev a su mêler avec sophistication et sensualité tous les arts, danse, musique, arts plastiques, dramaturgie, autant de clés pour des succès retentissants.


Ballet Russe à Monaco, la voie royale pour réussir dans les arts

Pour atteindre des sommets dans les arts, il fallait au début du siècle dernier, faire partie des fameux ballets Russes, mais pour réussir dans les ballets russes, il fallait être chaque printemps à Monaco !

Pourquoi les artistes russes aimaient tant Monaco ? Sans aucun doute, le climat y a t-il contribué largement. Ils appréciaient d’autant la Riviera qu’à Saint-Pétersbourg, sous la neige, ils subissaient de plein fouet la rigueur de l’hiver avec ses - 25 °C et ses 18 heures de nuit.

Une autre raison est évidemment la passion des Russes pour le jeu ; d’ailleurs le métier d’artiste n’est-il pas une sorte de jeu de l’amour et du hasard ? Ensuite, Monaco garde le secret d’une douceur de vivre mêlée à un élan artistique. Subtile mélange que les danseurs des Ballets russes ont été avides de découvrir en 1911.

À la veille des festivités du troisième millénaire, les journaux du monde entier publièrent leur liste des personnalités les plus marquantes du XXe siècle. Parmi elles, Le Figaro cita douze grandes figures directement liées aux Ballets russes, les journaux allemands en citèrent quinze et les journaux russes, quatorze. De Picasso à Matisse, de Satie à Prokofiev, de Nijinski et Cocteau à Stravinski, d’Apollinaire à, bien entendu, Dali et Max Ernst.

Toutes ces personnalités s’épanouirent dans les coulisses des Ballets russes. Mêlant l’amour à l’art, la musique et la danse, ils allaient traverser le siècle comme une flamboyante traînée de lumière, suscitant passion et émerveillement, marquant la Principauté de Monaco comme haut lieu de la créativité.


’Baccarat et la Russie, c’est d’abord l’histoire d’une relation privilégiée au sommet entre la manufacture de cristal et les Tsars’ - nous a confié Madame Michaela Lerch, Conservateur de la célèbre Maison Baccarat.

En 1896, le Tsar Nicolas II et la Tsarine Alexandra entreprirent, en guise de voyage de noces suivant les festivités du couronnement, un « tour d’Europe », qui les emmena en Allemagne, au Danemark, en Angleterre et enfin à Paris. Cette visite avait d’abord un but diplomatique : fortifier le fragile Traité des Alliés, signé deux années auparavant, en 1894. Mais au-delà, Nicolas II fut frappé par l’accueil flamboyant que lui réservèrent les parisiens, acclamant le couple impérial à son passage sur les grands boulevards. C’est à l’occasion de ce voyage que le Tsar fit la connaissance de Baccarat. Il renoua ainsi avec la passion de son grand-père, Alexandre II, qui avait admiré, vingt-ans auparavant lors de l’Exposition universelle de 1867 à Paris, les chefs d’oeuvre les plus virtuoses de la cristallerie : une fontaine monumentale haute de 7 mètres, d’immenses lustres, la paire de vases gravés par Jean-Baptiste Simon et d’autres merveilles plus délicates comme les services de verres gravés à la roue. Le Tsar a enfin trouvé la réponse à ses plus hautes exigences : les maîtres verriers de Baccarat et leur savoir-faire d’exception. Ces exigences exprimaient non seulement le goût personnel de Nicolas II mais aussi la volonté du souverain de montrer au monde la modernité de son empire à travers les prouesses techniques et les innovations apportées par la cristallerie.

C’est ainsi que furent réalisés les premiers candélabres électrifiés, grâce à la création de moules spéciaux pour la fabrication de branches creuses, telle candélabre dit du Tsar en hommage à Nicolas II, haut de 3,25m et portant 79 lumières, et les candélabres dits de la Tsarine, avec ses 24 bras de lumière et mesurant 2,15m.

Baccarat réalisa aussi pour les palais de Saint-Pétersbourg ou Moscou des fontaines de cristal sur pied - dites également « de la Tsarine » -, des lustres monumentaux illuminés par 140, 160, 190 bougies, et d’autres pièces fastueuses.


PS : Changement de programmation au Grimaldi Forum Monaco… « L’artiste Jeff Koons, à qui nous devions consacrer notre exposition de l’été 2009, nous a informés de son souhait de reporter ce projet d’exposition » a indiqué ce jour Sylvie Biancheri, Directeur Général du Grimaldi Forum Monaco.


La présentation s’est déroulée dans l’ambiance chaleureuse et s’est terminée par le traditionnel buffet signé Lenôtre.

Madame l’ambassadrice en maitresse des lieux a certainement contribué à cette entente cordiale et amicale !

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