Russomania : la Russie en ligne

 

 



imprimer cet article  L’accord energétique majeur russo-serbe

Le gouvernement serbe a donné son feu vert à un accord avec Gazprom sur la coopération dans le domaine de l’économie pétrolière et gazière. L’accord sera signé le 25 janvier à Moscou, une excellente nouvelle pour les hommes d’affaires et les citoyens russes et serbes.

L’accord permettra la signature de contrats sur la construction d’un gazoduc passant par le sud de la Serbie et d’un entrepôt souterrain de gaz à Banatski dvor (nord), ainsi que la vente et le développement de l’Industrie pétrolière de Serbie (NIS).

En décembre dernier, Gazprom a offert 400 millions d’euros pour acquérir 51% des actions de NIS, unique entreprise pétrolière publique de Serbie, s’engageant dans le même temps à y investir 500 millions d’euros.

Gazprom s’était déjà également engagé à faire passer par la Serbie le gazoduc South Stream qui doit acheminer le gaz russe vers l’Europe centrale et du sud en passant sous la mer Noire. La Serbie deviendra stable et sûre en matière d’énergie. Sans cet accord, elle aurait été isolée dans ce domaine. Elle deviendra désormais un leader régional.

La Serbie a dernièrement renforcé ses liens politiques et économiques avec la Russie à mesure que s’est affirmé le soutien russe à son opposition à l’indépendance du Kosovo, la province du sud de la Serbie, administrée par l’ONU depuis 1999.

Appuyés par les Etats-Unis et la majorité des pays de l’UE (Union européenne), les leaders kosovars devraient proclamer prochainement l’indépendance du Kosovo.

Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a qualifié l’accord avec Gazprom de "très important pour le développement du pays, de l’économie". Le feu vert du gouvernement à ce projet, négocié depuis plusieurs mois, intervient à un moment crucial pour la Serbie, entre les deux tours d’une présidentielle qui oppose le président réformateur Boris Tadic, favorable à un rapprochement avec l’Union européenne (UE) et l’ultranationaliste Tomislav Nikolic, un eurosceptique russophile, arrivé en tête au premier tour.

Le Premier ministre Kostunica, de sensibilité nationaliste, favorable au rapprochement avec la Russie, n’a pas soutenu M. Tadic au premier tour et selon des informations de presse il aurait conditionné son soutien au second tour à la signature de l’accord avec Gazprom.

La Serbie a mis son indépendance énergétique entre les mains de la Russie. Moscou aura la possibilité d’influencer la vie politique en Serbie à long terme. Un accord sur le passage du gazoduc South Stream par la Bulgarie a été signé vendredi à Sofia à l’occasion de la visite du président russe Vladimir Poutine.

© Russomania.com, tous droits de reproduction et de diffusion réservés.

Voir également



Articles les plus récents


 

 


Votre voyage en Russie avec Russomania.com