La télévision russe a montré un document présenté comme le texte de l’accord signé par la Russie, l’Ukraine et l’UE, sur lequel figure la mention écrite à la main par la partie ukrainienne : ’déclaration à suivre’... Nous sommes obligés de considérer le document signé comme nul et sans valeur.
La Russie a accusé hier l’Ukraine d’avoir torpillé un accord ouvrant la voie à une reprise rapide des livraisons de gaz en Europe.
« Nous sommes obligés de considérer le document signé comme nul et sans valeur pour nous », a déclaré dans la soirée le président russe, Dmitri Medvedev, accusant Kiev d’avoir ajouté une mention manuscrite sur le texte déjà signé par Moscou, selon la télévision russe.
En conséquence, M. Medvedev a ordonné au gouvernement russe de ne pas appliquer le protocole d’accord arraché par la présidence tchèque de l’Union européenne.
La télévision russe a montré un document présenté comme le texte de l’accord signé par la Russie, l’Ukraine et l’UE, sur lequel figure la mention écrite à la main par la partie ukrainienne : « déclaration à suivre ».
La reprise des livraisons de gaz russe en Europe est suspendue à cet accord qui détaille les conditions du contrôle du transit du gaz russe sur le territoire ukrainien vers l’Europe, Moscou ayant suspendu ses livraisons après avoir accusé Kiev de siphonner du gaz destiné aux Européens.
Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a déclaré hier au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, que les agissements de l’Ukraine étaient « inadmissibles ».