Le Premier ministre pro-occidental ukrainien Ioulia Timochenko a affirmé que l’Ukraine n’entraverait pas l’adhésion de Russie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
"Pendant que je dirige le gouvernement ukrainien, l’Ukraine ne créera pas d’entraves à l’adhésion de la Russie. Nous n’allons qu’y contribuer", a-t-elle déclaré.
Ioulia Timochenko a rencontré mercredi à Moscou son homologue russe Viktor Zoubkov pour discuter de coopération dans les domaines économique et commercial entre l’Ukraine et la Russie.
A la veille de la visite de Mme Timochenko, les analystes ont pronostiqué que Kiev pourrait menacer Moscou de bloquer son adhésion à l’OMC pour atteindre un compromis concernant des livraisons du gaz russe à l’Ukraine.
Pourtant, le problème gazier ne fera pas l’objet de discussions lors de la rencontre entre Mme Timochenko et M. Zoubkov. La partie russe ne porte pas la coopération gazière au niveau intergouvernemental parce que ce sujet a été discuté lors d’une rencontre récente entre les présidents russe et ukrainien. Les présidents Vladimir Poutine et Viktor Iouchtchenko ont fait état le 12 février d’un accord de principe concernant la crise qui a éclaté quand Gazprom a menacé de couper l’approvisionnement de gaz à l’Ukraine en raison de ses dettes gazières.
Moscou et Kiev ont également affirmé s’être mis d’accord sur le point le plus épineux du dossier, la demande de Kiev de supprimer un intermédiaire controversé dans les livraisons de Gazprom à l’Ukraine, RosUkrEnergo.
Le président de Gazprom, Alexeï Miller, a annoncé que cet intermédiaire serait remplacé par une structure plus transparente, détenue à parts égales par Gazprom et le groupe public ukrainien Naftogaz.
Mais de nouvelles divergences sont survenues sur le nouveau schéma de livraisons gazières et les négociations pour atteindre un compromis risquent de durer plusieurs semaines, selon les analystes.
Mme Timochenko, très active sur le dossier du gaz depuis son retour au pouvoir fin 2007, a pour sa part affirmé à plusieurs reprises vouloir faire payer davantage la Russie pour le transit du gaz russe via l’Ukraine.
Moscou de son côté réclame à Kiev une augmentation du prix du gaz qu’elle lui vend.