Les dirigeants de l’Alliance réunis à Bucarest ont décidé jeudi au terme de discussions acharnées d’admettre à terme la Géorgie et l’Ukraine dans leurs rangs mais leur ont refusé pour le moment le statut de candidat officiel.
La presse ukrainienne a fustigé vendredi le "fiasco" du président pro-occidental Viktor Iouchtchenko après le refus de l’Otan d’octroyer dans l’immédiat à Kiev le statut de candidat officiel à cette organisation. La délégation ukrainienne a même étudié la possibilité de raccourcir son séjour en Roumanie "en signe de protestation contre le refus" mais a finalement décidé de ne pas le faire "sinon le fiasco grandiose aurait été trop évident".
L’adhésion de l’Ukraine a été bloquée par la France et l’Allemagne. Ces européens pragmatiques qui dépendent des livraisons de gaz russe ont choisi ne pas se disputer avec Moscou.
Les dirigeants de l’Alliance réunis à Bucarest ont décidé jeudi au terme de discussions acharnées d’admettre à terme la Géorgie et l’Ukraine dans leurs rangs mais leur ont refusé pour le moment le statut de candidat officiel.
Viktor Iouchtchenko a décidé de faire semblant que "tout va bien".
Viktor Iouchtchenko avait qualifié jeudi de "victoire" la décision de l’Otan d’ouvrir à terme la porte à l’Ukraine, considérant comme un "compromis politique" le refus immédiat du statut de candidat.
"Le président Iouchtchenko a essuyé sa première grave défaite en politique étrangère", écrit le quotidien Gazeta 24, qui a mis en cause le chef de l’Etat pour ses projets "irréalistes" et la mauvaise préparation du sommet.