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imprimer cet article  Inauguration de l’entrepôt frigorifique à Cherbourg

Une ligne régulière vers la Russie pourrait voir le jour prochainement ! - communiqué de presse
Le premier marché qui a retenu l’attention de la CCICC est le marché russe. L’économie russe bénéficie de ses exportations de matières premières, et affiche des taux de croissance très rapides. Cette croissance permet de réaliser des importations massives de produits agro-alimentaires, dont la production locale est encore très insuffisante pour les besoins du pays. Les produits importés sont en particulier de la viande et des fruits et légumes de base (bananes, pommes, pommes de terre, oignons), dont la consommation est importante. Le réseau de distribution se modernise, ce qui facilite l’écoulement de ces produits. La Russie a développé ses importations de 1990 à 1998. La crise de cette année-là a fait chuter les volumes, qui sont repartis à la hausse à partir de 2000. Depuis 2003, les autorités russes ont mis en place un système de quotas, par produit et par origine.

Inauguration de l’entrepôt frigorifique

Les perspectives de développement commercial

Pour ce qui concerne la France, les principaux produits exportés vers la Russie sont :

- la volaille congelée, et plus précisément la vsm (viande séparée mécaniquement)
- le porc congelé
- le beuf congelé
- les pommes
- les poires
- les pommes de terre nouvelles.

Beaucoup de ces produits sont exportés via les ports hollandais, notamment Vlissingen, qui y ajoutent leurs propres produits, notamment oignons et pommes de terre. Des entrepôts géants sont gérés par les manutentionnaires du port, en liaison avec les « packers/conditioners » hollandais.

Pour être compétitif, le transport maritime doit offrir de la régularité, de la fiabilité et un tarif avantageux. Cherbourg a une position géographique permettant d’attirer les viandes produites en Bretagne et Vendée, les pommes produites dans le Val de Loire, et les pommes de terre des côtes d’Armor et de la Manche. Il existe des incertitudes liées à l’introduction des quotas et à la concurrence du Brésil, qui rendent le marché global mouvant et instable, d’autant que les Russes ne sont pas par nature des acheteurs réguliers.

Face à cette situation, le port de Cherbourg se positionne pour offrir aux opérateurs du marché un équipement portuaire crédible. Aujourd’hui, l’organisation mise en place, depuis le transport routier jusqu’à la mise sur navire, en passant par le stockage et les services divers, permet d’offrir une solution compétitive pour l’exportation des viandes congelées.

Cette compétitivité a aussi pu être obtenue grâce aux accords passés au début de l’année avec les manutentionnaires qui ont permis de neutraliser les surcoûts liés au taux d’inemploi des dockers suite au départ de Toyota ; la solution mise en place avec l’intégration des dockers dans les effectifs de la CCI a permis d’étendre la polyvalence de ces agents et d’offrir aux clients du port des coûts de main d’euvre concurrentiels.

Cet entrepôt n’est pas uniquement destiné à l’exportation de viande sur palettes mais permettra de conforter l’activité ferries en offrant des possibilités de stockage des produits transportés dans les remorques. Il doit aussi offrir de nouveaux marchés pour le service Normarline. Cette nouvelle ligne inaugurée en avril 2003 offre un service régulier en conteneurs entre Cherbourg et le port de Waterford en Irlande ; il est la première concrétisation des actions de diversification, sa montée en puissance est conforme aux prévisions, grâce à cet entrepôt, Normarline va pouvoir enrichir son offre logistique en proposant du groupage/ dégroupage froid vers ou depuis l’Irlande.

D’autres opportunités sont à l’étude, qui concernent notamment les produits importés en France. La CCI et ses partenaires étudient toutes les pistes de trafic potentielles. Adossé à une région de production agricole importante, Cherbourg a tous les moyens pour devenir demain un port de référence pour le trafic des marchandises frigorifiques.

Le port de Cherbourg a engagé suite au départ de Toyota un programme de modernisation de l’outillage portuaire afin de pouvoir atteindre les objectifs de diversification de son activité.

Ce programme d’un montant total de 13 M€ est financé par l’Europe (Feder), l’Etat (Fred et FNADT), le Conseil Régional, le Syndicat Mixte du Cotentin, il se décompose en trois tranches :

- 1° tranche : acquisition d’une grue mobile de 20 t, montant 1 830 000 €, cette grue a été mise en service fin 2001.

- 2° tranche : acquisition d’une grue mobile de 40 t et construction d’un entrepôt frigorifique,

- La grue mobile de 40t a été mise en service au début 2003. Coût total 5 M€ pour la 2° tranche.

- Il reste à réaliser la 3° tranche d’un montant de 5 100 000 € qui comprend l’acquisition de deux grues sur rails de 40 t et d’un hangar sec de 5000 m².

Trafics de produits agro-alimentaire

La décision de construire un entrepôt frigorifique a été dictée par le constat qu’il existe aujourd’hui des flux de produits agro-alimentaires à destination ou en provenance du marché français et qui passent par les ports du Bénélux, malgré des distances routières beaucoup plus importantes. Ceci concerne aussi bien les trafics à l’import qu’à l’export. Dans les ports du Bénélux, les entrepôts frigorifiques sont gigantesques et fonctionnent à plein, car le trafic attire le trafic. Pour un port comme Cherbourg, qui souhaite se diversifier dans le transport maritime dit conventionnel, à forte valeur ajoutée, il y a donc des investissements à faire pour se positionner auprès des grands opérateurs. Aujourd’hui, on peut déjà constater que nous recevons des demandes de grands groupes intéressés par les opportunités offertes par l’entrepôt. Les opérateurs privés déjà présents ou ceux qui viendront s’installer dirigeront vers Cherbourg leurs flux de marchandises. Les entreprises de la région pourront en profiter pour rechercher de nouveaux débouchés pour leurs produits, notamment agro-alimentaires.

Réalisation de l’entrepôt frigorifique

Caractéristiques et financement - Les entreprises qui ont participé à sa réalisation

Engagée dans le cadre du plan de modernisation de l’outillage portuaire, la construction de l’entrepôt frigorifique portuaire s’est terminée il y a quelques semaines sur le port de Cherbourg.

L’entrepôt offre une capacité de stockage à moins 25°C de plus de 2000 palettes sur trois niveaux pour un volume de 10 732 m3. A ceci s’ajoute une zone de manutention de 600 m² sous température contrôlée.

Il offre notamment les équipements suivants :

- palettier mobile capacité 288 palettes

- palettier fixe, 54 palettes

- 6 portes de sortie directes sur le quai

- sas pour camions avec quais de déchargement

- équipement pour re palettisation et filmage des palettes

- bureaux pour services vétérinaires, phytosanitaires et douanes

Le financement de cette opération a bénéficié du soutien de l’Etat, de l’Europe et des collectivités locales, pour une enveloppe budgétaire de 2 millions d’€uros. Il s’intègre dans le plan global de modernisation de l’outillage portuaire, prévu en trois tranches, dont le coût total s’élève à 13 millions d’€uros.

L’entrepôt se situe sur le quai des Flamands et est destiné uniquement aux trafics portuaires à l’importation ou à l’exportation. Il permettra notamment de réaliser dans des conditions optimales les chargements de viandes et autres produits congelés.

Cet entrepôt public est placé sous la responsabilité de la CCI Cherbourg-Cotentin et est géré par un professionnel du froid, la société Sofrino.

Les entreprises qui ont participé à sa réalisation

13 entreprises ont participé à la construction de l’entrepôt frigorifique dont 10 entreprises de la Manche.

TPC/SNEC pour le gros Euvre

SMSL pour la charpente métallique

SEO pour la couverture bardage

OTI pour les cloisons, plafonds et portes isothermique

AMC Folliot pour la menuiserie extérieure et la serrurerie

FIMA pour les portes sectorielles et équipements des quais

DALMONT pour les menuiseries intérieures et les cloisons

INEO pour l’électricité, la VMC et le chauffage

AXIMA pour l’équipement froid

SIMON pour la plomberie et les sanitaires

LEBARBANCHON pour la peinture

DEXION pour le rayonnage et les palletiers mobiles

TPC/SNEC pour la VRD (voiries et réseaux divers).

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