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imprimer cet article  ’Faisons l’amour’, une publicité malsaine en Ukraine, ravagée par le SIDA

Pour être en mesure d’enrayer l’épidémie de VIH/SIDA, les dirigeants de l’Ukraine à tous les niveaux et dans tous les secteurs devront se mobiliser. Et ils se sont mobilisés, tous ensemble... La campagne publicitaire, dont le coût estimé à 150.000-180.000 dollars a été commandée par le gouvernement ukrainien pour le Jour de l’Indépendance célébré le 24 août.

"Le pays manque de prix Nobel ! Faisons l’amour !"

"Le pays manque de footballeurs ! Faisons l’amour !"

"Le pays manque de cosmonautes ! Faisons l’amour !"

"Le pays manque d’Oscars ! Faisons l’amour !"

- affichent à Kiev plus de 1 000 panneaux provocateurs. Le terme ukrainien - kokhaites - se traduit par "aimons-nous", mais c’est aussi par "faisons l’amour".

C’est totalement indécent de lancer des panneaux publicitaires provocateurs ’aimons-nous’ dans un pays où sévit le sida. Les nouveaux dirigeants ukrainiens feraient mieux d’afficher des préservatifs. Le taux de prévalence du VIH en Ukraine est l’un des plus élevés d’Europe de l’Est, mais le plus alarmant, c’est la vitesse à laquelle il se propage, ce qui affecte les enfants et adolescents de manière catastrophique.

Quelque 250 000 d’Ukrainiens sont porteurs du virus VIH et l’Ukraine est menacée par une épidémie de VIH/SIDA de grande ampleur, selon l’UNICEF.

En Ukraine, le VIH se propage surtout par le partage de seringues contaminées pour l’injection de drogues par intraveineuse et, dans une proportion croissante, par des rapports sexuels sans protection chez les jeunes. La transmission du VIH de la mère à l’enfant est passée de 2 pour cent des infections totales en 1997 à 13 pour cent en 2001, et si 57 % des infections sont recensées chez les individus de sexe masculin, on compte de plus en plus de jeunes femmes séropositives.

Les dirigeants nationaux ukrainiens doivent intervenir immédiatement et de façon concrète, avec l’aide de la communauté internationale, contre l’extrême vulnérabilité des jeunes face au VIH.

Il y a beaucoup trop de jeunes accablés par la pauvreté, un chômage élevé et un avenir sans espoir en Ukraine. C’est de cela que se nourrit le trafic de drogue, qui, à son tour, nourrit l’épidémie de VIH.

L’UNICEF demande que l’on fasse mieux connaître le VIH/SIDA aux enfants et adolescents ukrainiens et qu’on leur enseigne les réflexes nécessaires pour éviter les comportements à risque.

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