Par le passé, les Slovènes étaient surnommés les Suisses de la Yougoslavie. L’autonomie dont elle jouissait au sein de l’ex-Yougoslavie lui a permis de conserver des liens économiques relativement intenses avec l’Europe occidentale. Dès les années 1980, elle disposait d’infrastructures modernes. La fin des régimes communistes et du Comecon a créé des conditions entièrement nouvelles pour les relations EU-Slovénie. L’UE a reconnu les nouveaux États qui ont émergé de la dissolution de l’Union soviétique : de la Yougoslavie (la Slovénie en janvier 1992).
La Slovénie est réputée être le pays d’Europe centrale et orientale ayant le niveau de vie le plus élevé. En 1918, l’unification fut réalisée avec les Serbes, les Croates et les Monténégrins au sein d’un nouvel État, le ’royaume des Serbes, Croates et Slovènes’, la future Yougoslavie. Après sa sortie de Yougoslavie, la Slovénie a connu deux années de récession et a dû procéder à de profondes réformes économiques.
Aujourd’hui, l’économie slovène est de fait déjà intégrée au marché unique ; elle réalise plus de 65% de son commerce extérieur avec l’UE, chiffre qui devrait encore augmenter après son adhésion en mai 2004.
La Commission européenne a adopté ce jour une recommandation pour un avis du Conseil sur le premier programme de convergence de la Slovénie, présenté le 14 mai 2004 et couvrant la période 2004-2007. Sur la base d’un scénario macroéconomique réaliste, ce programme envisage de se rapprocher progressivement d’une position budgétaire proche de l’équilibre moyennant une réduction de la part des dépenses dans le PIB, ce qui devrait permettre de ramener le déficit des administrations publiques de 1,8% en 2003 à 0,9% en 2007. La Slovénie est exposée à des risques de déséquilibres budgétaires en raison des coûts associés au vieillissement de la population. Sur la base de la recommandation de la Commission, le Conseil devrait adopter un avis sur le programme de convergence de la Slovénie le [5 juillet 2004].
Selon le scénario macroéconomique à la base du programme, le PIB réel devrait croître régulièrement à un rythme proche de 4% l’an sur le moyen terme. L’hypothèse de taux de croissance pour 2004 semble plutôt optimiste, celle pour 2005 est en ligne avec les projections de la Commission et les suivantes sont plausibles.
La stratégie budgétaire qui sous-tend le programme vise à donner une assise saine aux finances publiques en rapprochant le solde budgétaire de l’équilibre. À cette fin, le programme prévoit une réduction progressive du déficit des administrations publiques sur la période couverte. Cette diminution s’opèrera dans le contexte de réductions symétriques des ratios recettes-PIB et dépenses primaires-PIB, dans ce dernier cas moyennant une maîtrise accrue des dépenses obligatoires. Après avoir très légèrement crû à 1,9% du PIB en 2004, le déficit public diminuerait progressivement pour revenir à 0,9% du PIB en 2007. Il resterait donc inférieur à la valeur de référence de 3% du PIB sur toute la période couverte.
Les résultats budgétaires pourraient être plus médiocres que prévu, en 2004 en particulier, en raison des risques d’évolution macroéconomique moins favorable qu’anticipé qui pourraient induire un dérapage des dépenses comme par le passé. En outre, la position proche de l’équilibre ne serait atteinte qu’à la fin de la période couverte, avec un déficit projeté de 0,9% du PIB en 2007. Les orientations budgétaires du programme ne sont donc pas compatibles avec l’objectif à moyen terme du pacte de stabilité et de croissance d’une position budgétaire proche de l’équilibre.
Représentant 28,6% du PIB en 2002, la dette publique brute est relativement faible et devrait le rester sur la période couverte par le programme. Selon les projections, le ratio de la dette devrait croître pour passer à 29,5% du PIB en 2005 et baisser ensuite pour revenir à 29,4% en 2007. Le vieillissement démographique ne permet toutefois pas d’exclure les risques de déséquilibres budgétaires futurs.
Principaux chiffres du programme de
convergence de la Slovénie (PC) et des prévisions du printemps 2004 de
la Commission (COM)
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‘
|
‘
|
2003
|
2004
|
2005
|
2006
|
2007
|
|
PIB réel (var. en %)
|
PC
|
2,3
|
3,6
|
3,7
|
3,8
|
3,9
|
|
COM
|
2,3
|
3,2
|
3,6
|
n.d.
|
n.d.
|
|
Solde des administ. publiques (% du PIB)
|
PC
|
-1,8
|
-1,9
|
-1,8
|
-1,5
|
-0,9
|
|
COM
|
-1,8
|
-1,7
|
-1,8
|
n.d.
|
n.d.
|
|
Dette brute (% du PIB)
|
PC
|
28,
|
29,1
|
29,5
|
29,4
|
28,4
|
|
COM
|
27,1
|
28,3
|
28,2
|
n.d.
|
n.d.
|