La Russie a levé ses dernières restrictions aux opérations de change avec le reste du monde, ouvrant la voie à la convertibilité totale du rouble et affichant ainsi à quelques jours du sommet du G8 la confiance retrouvée dans l’économie du pays.
"Désormais, il sera plus attractif d’investir en Russie, cela va accroître l’intérêt des investisseurs pour la Russie", a déclaré le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine.
Les (milieux) d’affaires russes peuvent librement, sans souci, sans un quelconque permis spécial, participer aux investissements" dans d’autres pays de l’ex-URSS ou ailleurs.
Le Kremlin espére que le rouble pourrait devenir d’usage courant dans les transactions entre les compagnies dans les pays voisins issus de la défunte Union soviétique, un véritable défi face à l’omniprésence du dollar.
Les contrôles ont été levés conformément à une décision prise jeudi par le gouvernement.
Cette réforme devait intervenir début 2007, mais a été accélérée par le président russe Vladimir Poutine.
Après que la banque centrale eut déjà assoupli la circulation des capitaux, le gouvernement a approuvé l’élimination dans la législation de deux entraves à ces mouvements :
La première était l’obligation de constituer des réserves auprès de l’institut d’émission lors de mouvements de fonds vers et à partir de la Russie.
La seconde obligeait à ouvrir des comptes spécifiques pour chaque type d’opération (actions, obligations, transactions commerciales), ce qui empêchait le passage rapide d’un placement à un autre.
Le Kremlin crée ainsi, de même qu’en annonçant le remboursement anticipé de sa dette au Club de Paris, "un arrière-plan de nouvelles positives sur la Russie" avant de recevoir du 15 au 17 juillet à Saint-Pétersbourg le sommet du groupe des Huit.