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imprimer cet article  Désaccord au sujet de la cathédrale orthodoxe russe de Nice

Le 16 mars 2006 / Communiqué de l’Administration Diocésaine
Tout en estimant que la Fédération de Russie n’est pas fondée à se déclarer aujourd’hui propriétaire de la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas à NIce, l’Administration Diocésaine s’en remet à la Justice et n’entend pas commenter une affaire à quelques jours de son examen par le Tribunal de Grande Instance.

À QUI APPARTIENT la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas de Nice ? La réponse est entre les mains du tribunal de grande instance de Nice.

L’Etat russe revendique la propriété de l’édifice, actuellement placé sous la protection du patriarcat de Constantinople, arguant d’un oukase de 1908 signé par la cour impériale et un bail emphytéotique de 1909 conclu entre Sa Majesté impériale de Russie et l’administration diocésaine.

Tout en estimant que la Fédération de Russie n’est pas fondée à se déclarer aujourd’hui propriétaire de la cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas à NIce, l’Administration Diocésaine de Constantinople s’en remet à la Justice et n’entend pas commenter une affaire à quelques jours de son examen par le Tribunal de Grande Instance.

Le patriarcat de Constantinople exprime néanmoins sa plus grande consternation devant la mise en doute de la probité des responsables de l’Association cultuelle orthodoxe russe de Nice telle qu’elle transparaît dans une interview accordée par Son Excellence l’Ambassadeur de Russie (Nice Matin, édition du 14 mars 2006).

Le patriarcat de Constantinople rappelle à ce propos que l’Association cultuelle est régie selon la législation française (loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat) et que de telles attaques constituent une ingérence pure et simple de la part du représentant d’un Etat étranger dans la vie d’une association religieuse relevant du droit français.

L’association cultuelle, qui gère le bâtiment depuis 1923, soutient que le terrain sur lequel il a été édifié lui a été cédé après la révolution de 1917.

Depuis que, le 7 février 2006, l’association cultuelle s’estimant propriétaire a refusé qu’un huissier établisse l’inventaire des lieux. La justice doit dire si la Russie est autorisée à inventorier les trésors de la cathédrale Saint-Nicolas.

L’association espère que la justice française lui donnera raison, comme elle l’a fait à Biarritz où l’église orthodoxe est restée dans le patriarcat de Constantinople de Constantinople.

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