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imprimer cet article  Des milliers de jeunes pro-Kremlin célèbrent l’héroïsme soviétique

Le 22 juin 1941 - 2009
Des milliers de jeunes Russes se sont rassemblés lundi à l’aube à Moscou, à l’appel du mouvement pro-Kremlin ’Nachi’ (Les Nôtres), pour célébrer l’héroïsme soviétique pendant la Seconde guerre mondiale, Moscou jugeant qu’il est trop souvent passé sous silence.

Convoyés par bus de différentes régions de Russie, ils ont convergé vers le Mont des Moineaux, près de la rivière Moskova, à l’heure où les armées du Troisième Reich lancèrent leur offensive sur l’Union soviétique, le 22 juin 1941, à 04H00 heure de Moscou.

"Ils (les soldats de l’Armée rouge, ndlr) ont été victorieux. Ils sont ensuite revenus à la maison et ont reconstruit tout ce qui avait été détruit. Ils ont envoyé un homme dans l’espace", a annoncé le chef des Nachi, Nikita Borovikov.

"Nous vous remercions et nous nous inclinons devant vous", a-t-il ajouté dans un discours devant ses partisans.

Les manifestants tenaient des bougies alors que le jour se levait sur Moscou. Ils ont ensuite accroché des milliers de cloches aux arbres qui couvrent le Mont des Moineaux afin de créer une "allée de la mémoire". Les Nachi — un mouvement inspiré des jeunesses communistes qui a émergé sous la présidence de Vladimir Poutine — a évalué à 15.000 personnes le nombre de ses sympathisants sur place.

L’annonce par la radio soviétique de l’invasion nazie, restée gravée dans les mémoires comme l’une des pages les plus sombres de l’histoire de l’URSS, était aussi retransmise par hauts-parleurs. Le Kremlin, qui juge insuffisamment reconnue la victoire de l’Armée rouge sur l’Allemagne nazie, notamment dans les pays Baltes, vient de créer une commission spéciale afin de lutter contre "les falsifications de l’Histoire".

"Il y a toute une liste de faits historiques qui ont été récemment réécrits ou déformés, pour inculper la Russie", a expliqué Konstantin Zatouline, député de la Douma (chambre basse du Parlement) et membre de cette Commission.

"Des Etats, qui sont en plus membres de l’Alliance atlantique (les pays Baltes, par exemple), essayent de présenter l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale comme celle de leur occupation" par l’Union soviétique, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Moscou.

La Russie ne peut pas avoir honte de son passé et s’incliner devant ces interprétations (de l’Histoire). Nous avons notre propre point de vue sur l’Histoire, confirmé par des faits réels. Les autorités russes préparent d’ailleurs une législation prévoyant jusqu’à cinq ans de prison en cas de révisionnisme de l’Histoire de la Deuxième guerre mondiale.

La Russie post-soviétique compte plusieurs dizaines de manuels d’Histoire sortis depuis l’effondrement de l’URSS fin 1991, et les interprétations historiques y varient.

Mais pour neuf Russes sur dix "la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie" est le principal évènement du 20e siècle, selon un sondage récent.


Le 22 juin 1941, à 3 heures du matin les troupes allemandes pénétrent en Union soviétique, avec 3 millions d’hommes, 3.600 chars et 4.200 avions...rompant ainsi le pacte de non-agression. L’Armée Rouge au moment de l’offensive allemande est en pleine refonte et au début les troupes soviétiques se replient, mais devant Brest l’armée rouge résiste victorieusement aux assauts des Allemands.

Le 22 juin 1941. Brest.

8 000 soldats russes se retrouvent face à l’armée allemande de 17 000 soldats qui a fait de la prise de cette citadelle l’un de ses objectifs principaux de cette première journée de guerre !

Deux blindés arrivent à pénétrer dans la cour centrale, mais l’un deux est détruit avec un canon anti-char seulement manœuvré par deux servants. Le 24 juin 1941, la porte de Brest reste aux mains des russes après des engagements aux corps à corps...

Le 27 juin 1941 : Les mortiers super-lourds de 540 et 600 mm commencent à pulvériser la citadelle : ils ne seront utilisé qu’à Sebastopol et Brest-Litovsk. Enfin Zoubatchev et Fomine seront capturés. Le premier mourra en 1944 au camp de Hammelburg, le second sera fusilier le 30 juillet devant la porte de Chelm.

Deux survivants, le sergent chef Kouvaline et le soldat Volkov seront abattus derrière la dernière mitrailleuse en action.

Pour finir, ce symbole de la résistance :

"Nous sommes trois , nous défendons cette église, et nous avons juré de ne pas céder. Juillet 1941."

"Je suis seul. Les allemands sont à l’intérieur de l’église. Il me reste une grenade, mais ils ne m’auront pas vivant."

N’oublions pas la résistance de Brest où se distingueront les lieutenants Nicolaï Chtcherbakov, Anatoli Vinogradov et le commissaire politique Piotr Kochkarov. 962 sildats et membres de leurs familles ont trouvé la mort ici.

La guerre se fait impitoyable : sur une ligne de front de plus de 3.000 kilomètres, 2,9 millions de soldats soviétiques défendent leur patrie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique a subi environ 21 millions de morts, 12% de sa population... En URSS, cette guerre a été totale : 10 millions de civils ont péri.

N’oublions pas leurs héroïsme !

Vous voudrions terminer par une déclaration du Président russe Vladimir Poutine à Normandie :

- La guerre froide est terminée. Et maintenant, j’en suis absolument certain, le temps est venu de voir objectivement les événements d’il y a 60 ans. Nous savons bien tous, et tous ici le savent bien, que sur le front occidental, ou, comme on dit, sur le second front, étaient concentrés près de 1,5 millions de soldats des alliés et près de 560 mille soldats allemands. Et sur le front de l’Est, ont combattu environ 4,5 millions de soldats allemands et 6,5 millions de soldats soviétiques. Ici, les alliés avaient 11 mille avions, et la parties allemande n’en avait que 160. Vous saisissez la différence ?

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