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imprimer cet article  Corruption du ministre russe des Télécoms, Leonid Reïman ?

Des accusations de corruption contre le ministre russe des Télécommunications Leonid Reïman ont été relancées par une décision de la cour d’arbitrage de Zurich.

Le jugement de la cour prononcé le 21 mai 2006 indique que "le témoin numéro sept, sous le couvert duquel il est facile de reconnaître le ministre des Télécommunications Leonid Reïman, a organisé des transactions illégales".

Et "grâce à l’argent obtenu, le fonds IPOC enregistré aux Bermudes, dont (le ministre) est le bénéficiaire final, a essayé de payer pour les actions de Megafon", troisième opérateur mobile russe.

Ce "témoin numéro sept a dirigé, supervisé et agi comme organisateur d’une dilution (d’actions) constituant un détournement", relève la décision de justice.

Le Wall Street Journal avait fait état en décembre de soupçons de blanchiment d’argent pesant sur ce ministre qui aurait selon ce quotidien détourné plus d’un milliard de dollars de sociétés de télécommunications publiques de la région de Saint-Pétersbourg par dilution de leur actionnariat, avant de dissimuler les fonds via un réseau de sociétés écrans.

Le quotidien s’appuyait sur les éléments d’une enquête de la justice allemande sur un réseau de blanchiment de la banque Commerzbank, mais ces accusations n’ont pas été confirmées officiellement.

M. Reïman a nié à plusieurs reprises ces allégations, affirmant qu’il n’avait jamais détenu d’actions dans les sociétés de télécommunications russes, sauf quelques titres de la société régionale Severo-Zapad Telekom. Il a également affirmé n’avoir aucun lien avec IPOC.

Le tribunal suisse avait été saisi pour trancher sur un différend entre deux sociétés d’investissements sur la vente d’une part de 25% plus une action de l’opérateur russe Megafon.

La tribunal de Zurich a tranché lundi en faveur du fonds d’investissement LV Finance poursuivi par IPOC (dont il a établi le lien avec le ministre), qui conteste la vente en 2003 de 25,1% de Megafon par la société TsT Mobile au holding russe Alfa Group contrôlé par le milliardaire russe Mikhaïl Fridman.

IPOC soutenait que cette transaction était invalide puisqu’il affirme avoir acquis une option en 2001 sur cette part de Megafon, auprès de son précédent propriétaire LV Finance.

La cour a estimé non valable l’option d’achat dont IPOC dit bénéficier sur cette part de Megafon, arguant que cette option a été payée avec des fonds obtenus de façon criminelle.

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