Très touché par la crise, le premier constructeur automobile russe avait déjà suspendu sa production en janvier, alors qu’il ne l’interrompt traditionnellement qu’une dizaine de jours en raison des fêtes du Nouvel an.
Le gouverneur de la région russe de Samara, Vladimir Artiakov, craint des tensions sociales en raison des difficultés du constructeur automobile Avtovaz, qui suspend temporairement sa production.
En août, la chaîne de production est arrêtée, à partir de septembre, la semaine de travail va être réduite. Et sans doute, Avtovaz va être confrontés à des suppressions d’emplois non seulement dans l’usine d’Avtovaz, mais aussi chez les sous-traitants.
Dans ce contexte, le gouverneur a indiqué avoir "chargé Avtovaz et le département pour l’emploi d’élaborer dans les dix jours à venir une série de mesures pour réduire les tensions sur le marché du travail à Togliatti".
Avtovaz, dont le groupe français Renault détient 25%, a annoncé le 22 juillet qu’il suspendrait en août pour un deuxième mois cette année la production de son usine à Togliatti, sur les bords de la Volga, afin de diminuer le stock de voitures invendues.
Au cours de cette période, les salariés percevront deux tiers de leur salaire.
Très touché par la crise, le premier constructeur automobile russe avait déjà suspendu sa production en janvier, alors qu’il ne l’interrompt traditionnellement qu’une dizaine de jours en raison des fêtes du Nouvel an.
La crise a touché de plein fouet de nombreuses entreprises industrielles en Russie, ravivant les tensions, alors que ce pays n’a plus connu de grands mouvements sociaux depuis la fin des années 90.