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imprimer cet article  Attentat au Daghestan

Quarante-deux morts et 120 blessés, tel est le bilan de l’un des plus lourds attentats depuis la série d’explosion d’immeubles d’habitation en 1999.

Le 9 mai dernier, au Daghestan alors que la ville de Kaspiïsk célébrait le jour de la victoire, une bombe a explosé au passage du défilé militaire. Les chiffres officiels enregistrent 177 victimes, parmi lesquelles 63 militaires et 72 enfants. Sur les 42 morts, 12 sont des enfants, 20 sont militaires la plupart faisaient partie de l’orchestre, les autres victimes sont des civils. Deux jours après l’attentat, les représentants des forces de l’ordre annonçaient avoir découvert les auteurs de l’attentat. Selon eux, il s’agirait d’un groupe de combattants wahhabites daghestanais dont le leader, Rappani Khalivov, se serait actuellement caché en Tchétchénie.

« Il est vrai, que ni Rappani Khalivov, ni ses partisans n’ont revendiqué l’attentat, les indépendantistes tchétchènes ont par ailleurs condamné l’attentat. La suspicion tient principalement sur le fait que de tous les groupes armées agissant sur le dol du Daghestan ces derniers temps, seul celui de Rappani Khalivov est resté intact. C’est également ce groupe qui est soupçonné d’avoir mené l’attentat le 18 janvier dernier contre un camion transportant des militaires. L’explosion avait alors provoqué la mort de 7 soldats et blessé une dizaine d’autres » écrit le journal Kommersant. D’autant plus, souligne le quotidien, que ce groupe pouvait avoir des comptes à régler avec la 77e brigade d’infanterie, qui compte le plus grand nombre de victimes de l’attentat. Cette brigade avait pris une part active contre les groupes armées qui avaient pénétré en 1999 sur le sol du Daghestan. A l’époque, cette brigade avait pris d’assaut le village de Karamakhi, centre du wahhabisme daghestanais mais également le village natal de Rappani Khalivov. Puis, lors de la seconde campagne militaire en Tchétchénie, la 77e brigade avait mené des opérations spéciales dans les régions de Nojaï-Yourtovskiï et Vedenskoe en Tchétchénie où s’étaient réfugiés les wahhabites du Daghestan. Toutefois, cette version de l’attentat est contestée par certains représentants des autorités locales. Selon le parquet général du Nord Caucase, cet attentat avait pour objectif de déstabiliser la situation dans la république à la veille des élections parlementaires régionales qui devraient avoir lieu cet été. L’attentat a prouvé que les dirigeants actuels n’étaient pas capable de combattre le terrorisme et que l’ordre ne reviendrait qu’après un changement de pouvoir.

Enfin, le procureur de la région de Kaspiïsk au Daghestan, n’exclue pas que l’attentat a été directement commandité de Tchétchénie. Dans une interview au journal Kommersant, il explique : « Notre ville, malgré sa petitesse, compte trois cantonnements armés, les forces douanières, l’infanterie de marine et le régiment d’hélicoptères. C’est-à-dire que 20.000 militaires vivent en permanence ici. Tous ont pris une part active dans la première et la seconde guerre en Tchétchénie. Les hélicoptères sont actuellement toujours en mission en Tchétchénie. A leur tour, les combattants viennent donc dans cette ville pour se venger des militaires en organisant des attentats ». Kommersant 13-05-02

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