Anna Politkovskaya, journaliste russe, était le principal correspondant de guerre pour la Novaya Gazeta (nouvelle gazette de la vie), et il lui a été attribué l’année dernière la récompense de l’union des journalistes pour ’analyse perspicace et entrevues pointues lors du conflit tchétchène’.
En février 2000, Anna Politkovskaya, reporter pour le quotidien Novaya Gazeta, a été arrêtée par des militaires russes dans la région de Chatoï (sud de la Tchétchénie), pour avoir "enfreint les règlements en vigueur pour les journalistes". La journaliste a réussi à s’échapper après avoir été escortée jusqu’à la base militaire locale où elle devait être évacuée de Tchétchénie.
Depuis 1999, après que les troupes russes soient entrés pour la première fois dans la Tchétchénie, beaucoup de Russes réalisent la véritable ampleur des morts don l’armée a soufferts. D’ailleurs, des soldats qui sont revenus à leurs familles, un nombre significatif continue actuellement à supporter des dommages physiques ainsi que des problèmes psychologiques.
Les kamikazes tchétchènes ont fait leur apparition avec le second conflit russo-tchétchène.
En juin 2000, des Tchétchènes lançaient leur Jeep bourrée d’explosifs sur des troupes spéciales et tuaient deux policiers. Le 27 décembre, c’était un camion piégé avec plus d’une tonne de TNT qui faisait exploser le siège du gouvernement à Grozny et faisait plus de quatre-vingts morts.
En trois ans, ces attentats se sont multipliés.
La Tchétchénie a connu le 15 mai 2003 un second attentat en moins de quarante-huit heures. De quatorze à trente personnes, selon des bilans provisoires, pourraient avoir péri hier lors d’un attentat suicide perpétré par une Tchétchène dans le village d’Islikhan-Iourt, à 45 kilomètres à l’est de Grozny. Cet attentat intervient moins de deux jours après l’explosion d’un camion bourré de 2 tonnes de TNT contre l’administration de Znamenskoïe, un bourg du nord-ouest de la Tchétchénie.
Les télévisions russes montraient les images de corps explosés que les autorités russes cherchent à identifier. La violence de l’explosion et l’état des corps rendent difficile le décompte des victimes, qui pourrait s’élever à trente morts et cent cinquante blessés...
« Les actes de terroristes en Tchétchénie ne bloqueront pas les efforts de la direction russe pour parvenir à un règlement politique dans la République, et tous ses projets seront réalisés », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.
Le président russe, Vladimir Poutine, a transmis, jeudi 15 mai, à la Douma un projet de loi d’amnistie conditionnelle pour les rebelles tchétchènes. Le texte propose l’amnistie de ceux qui déposeraient les armes et cesseraient toute participation à la rébellion indépendantiste avant le 1er août prochain, mais exclut de cette mesure les citoyens étrangers et ceux ayant notamment commis des enlèvements, selon un communiqué du Kremlin.