Andrei Roublev a fait ses études iconographiques en Bulgarie. Moine, il a vécut à cheval entre le XIVe et le XVe siècle, il devient chef de file de l’école de Moscou, influencé par la tradition iconographique byzantine.
Andreï Roublev (vers 1360 -vers 1430) : la plupart des peintres d’icônes restaient anonymes, mais lui a laissé sa griffe sur les icônes les plus précieuses, les plus poétiques. Après le déclin de Constantinople, Moscou seule peut prétendre à une suprématie artistique dans le domaine de l’icône. La cité possède des maîtres qui dirigent le travail en atelier et le marquent de leur personnalité. Andreï Roublev devient chef de file de l’école de Moscou, influencé par la tradition iconographique byzantine.
En 1405, il travaille avec Théophane le Grec à la décoration de la cathédrale de L’annonciation du Kremlin, où il peint dans l’iconostase le groupe de l’Ordre des Fêtes : de l’Annonciation à l’Entrée du Christ à Jérusalem. En 1408, il est invité à peindre dans la cathédrale de La-Dormition à Vladimir avec l’iconographe Daniel Tchiorny.
La Trinité (début XVe siècle, galerie Tretiakov), l’une des œuvres maîtresses de Roublev, par sa composition sage et simple à la fois, offre les caractéristiques essentielles d’un chef-d’œuvre.
Peintre de génie, Roublev a élevé son art au plus haut niveau. Ses icônes n’en finiront pas de nous émerveiller ! Son chef-d’œuvre, la Sainte-Trinité et bien d’autres de ses créations sont exposées à la galerie Tretiakov de Moscou.