Né en 1882 dans une famille aristocratique, l’écrivain est déjà populaire lorsqu’il fuit la Révolution avec les Russes blancs jusqu’à Paris. Là, il participe à différentes revues de l’émigration avant de se rapprocher de la Russie soviétique. (Il n’avait qu’une lointaine parenté avec l’auteur de Guerre et Paix).
Alexeï Nikolaïevitch Tolstoï (1883-1945) est né sur les bords de la Volga où il passa son enfance partageant son temps entre la nature et les livres : sa mère écrivait des histoires animalières pour enfants. Ruinée, la famille Tolstoï partit vivre en ville, à Samara, puis Alexeï fit des études d’ingénieur à Saint Pétersbourg, mais en 1907, il décida de se consacrer à la littérature et devint rapidement un écrivain reconnu.
Au moment de la révolution d’octobre 1917, Alexeï Tolstoï était correspondant de guerre en France et il hésita à choisir son camp : quand il décida de rentrer en Russie soviétique en 1923, il avait déjà écrit des récits fantastiques comme Aelita et commencé un cycle autobiographique, dont la Singulière aventure (publiée pour la première fois en russe à Paris en 1921) préfigurait L’enfance de Nikita.
Rentré au pays en 1923, il est élu député au Soviet suprême quinze ans plus tard avant de se voir descerner le prix Staline. Admiré de Boulgakov et de ses contemporains, il avait connu la célébrité en France dès les années 20 avant que sa position d’écrivain officiel du Parti n’emtame durablement sa popularité.
Il est mort à Moscou le 23 février 1945.
Il est l’auteur d’une œuvre abondante dont une grande partie fut destinée aux enfants : La petite clé d’or ou les aventures de Buratino (1936), son adaptation en russe de Pinocchio est devenue plus célèbre que le texte de Collodi !