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imprimer cet article  60è anniversaire du débarquement

Vladimir Poutine participera aux cérémonies du 6 juin en Normandie - Le 6 juin 2004
Le président russe Vladimir Poutine sera présent le 6 juin 2004 aux cérémonies marquant le 60e anniversaire du débarquement allié, qui se tiendront à Arromanches, en Normandie, a annoncé Jacques Chirac. Rappelant le ’rôle central qu’a été celui de l’Union soviétique dans la lutte contre le nazisme, qui a changé le cours des choses, renversé la situation et donné toutes ses chances à l’acte suivant, celui du Débarquement’. M. Chirac a déclaré avoir ’invité le président Poutine à participer aux cérémonies de ce 60ème anniversaire’.

"Je me réjouis que le président Poutine ait accepté cette invitation", rappelant "le rôle central qu’a été celui de l’URSS dans la lutte contre le nazisme, et en particulier celui de la bataille de Stalingrad " - a déclaré M. Chirac. Une quinzaine de chefs d’Etat, dont la reine Elizabeth II et le président américain George W. Bush, ainsi que, pour la première fois, un chancelier allemand, Gerhard Schroeder, ont accepté jusqu’à présent l’invitation du président Chirac à ces cérémonies.

Arromanches

Village du Calvados situé à 10 km de Bayeux et 30 km de Caen, niché au creux de la falaise, Arromanches, rebaptisé alors « Port Winston », entra dans l’histoire mondiale le 6 juin 1944 en devenant la clé de la libération :

Le 5 juin à 23h30, après le lancement de fusées à l’ouest d’Arromanches, commença le pilonnage massif des batteries de Longues par l’aviation jusqu’au matin du 6 vers 5h15. Le 1er bataillon du « Hampshire Regiment » ne pénétra dans Arromanches que vers 19h, alors qu’il subsistait encore quelques poches de résistance Allemande aux alentours. La ville ne fut prise que vers 20h30.

Les vestiges les plus important du débarquement restent les flotteurs et caissons formant le célèbre « Mulberry » port artificiel, qui ravitailla les troupes Anglaises et Américaines pendant la campagne de France.

Deux ports artificiels avaient été prévu, mais celui d’Omaha Beach fut détruit par la tempête du 19 juin. Le port, préfabriqué en Angleterre, fut amené à Arromanches à la vitesse de 5 à 6 km /heure et sa mise en place débuta le 7 juin : 17 navires furent échoués et 115 caissons mis en place. Il fut déclaré opérationnel pour le 18 juin 1944.

En 100 jours, le Port Winston (avec sa rade de 8 km de long), permit de débarquer 400.000 hommes, 88.000 véhicules et 800.000 tonnes de matériel. Conçu pour durer les 3 mois d’été, il continua d’être utilisé jusqu’au 19 novembre 1944.


Pendant près de 4 ans, du 22 juin 1941 au 9 mai 1945, le front germano-soviétique fut le front principal de la Seconde Guerre mondiale. Il s’étendait sur 6.200 kms. Sur ce front immense, l’Union soviétique y affronta seule à seule l’Allemagne hitlérienne, résista aux coups des hordes fascistes, stoppa leur avance et les refoula. Vingt millions de vies humaines sur les 50 millions emportées au total dans la dernière guerre, tel fut le tribut du peuple soviétique sur le fascisme.

L’existence de 2 fronts équivalents en EUROPE aurait permis d’épuiser plus rapidement les forces du bloc fasciste, avant tout celles de l’ALLEMAGNE nazie. Cela aurait aidé également les forces de la Résistance dans les pays occupés et contribué au rassemblement et à la cohésion de toutes les forces antifascistes dans le monde. Enfin, cela aurait évité des pertes et rapproché le terme du conflit. On comprend que non seulement l’UNION SOVIÉTIQUE, mais les forces antifascistes aux USA, en GRANDE BRETAGNE, les groupes de Résistance dans l’EUROPE occupée aient tant insisté sur l’ouverture du second front à l’OUEST.

Cependant, ce second front en EUROPE OCCIDENTALE, que les alliés avaient promis solennellement d’ouvrir en 1942, n’était toujours pas créé en 1943. Les dirigeants des USA et de la GRANDE BRETAGNE arguaient d’un manque de forces et de moyens indispensables pour l’intervention.

Or, les faits sont là pour prouver que ces forces et moyens existaient bel et bien. L’armée mobilisée des ÉTATS-UNIS comptait, fin 1942, 73 divisions et 167 groupes d’aviation de combat. En mars 1943, la GRANDE BRETAGNE disposait de 65 divisions. Existaient également des moyens de débarquements suffisants.

Les succès des troupes soviétiques durant l’été 1944 avaient montré que l’URSS pouvait par ses propres moyens non seulement chasser l’ennemi de son territoire, mais libérer les peuples asservis et achever l’écrasement des armées hitlériennes. Cela décida les milieux dirigeants des USA et de la GRANDE BRETAGNE à renoncer à leur politique d’atermoiement concernant les délais d’ouverture d’un second front en EUROPE occidentale.

Le 6 juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquaient en NORMANDIE. Mais, cela ne modifia pas de façon notoire le groupement des forces armées de l’ALLEMAGNE hitlérienne. Le front germano-soviétique demeurait décisif, paralysant les principales forces fascistes allemandes. Les troupes soviétiques poursuivaient l’offensive. L’offensive soviétique de l’été 1944 a débuté de la même façon que celle de l’automne 1943. :

- Sur le front Nord

A l’extrémité Nord du front de l’Est, et au début de l’année, les Soviétiques ont libéré Léningrad, contraignant les assiégeants allemands de se replier. La Finlande était désormais isolée des forces allemandes. Elle a entrepris des négociations en vue de faire la paix avec les Soviétiques. Le 10 juin 1944, les Soviétiques ont lancé une offensive contre les Finlandais, entre le lac Ladoga et le golfe de Finlande.

- Sur le front ukrainien et belarus

Début mars 1944, les Soviétiques ont déclenché une offensive de plus grande envergure. Le 18 mars, les blindés soviétiques traversaient le Boug sur les talons de l’armée allemande en retraite. Tandis que des mouvements de flanc isolaient les éléments de l’armée allemande qui avaient commencé de se replier trop tardivement, les Soviétiques continuaient leurs poussées vers l’Ouest. Avant la fin mars 1944, les Soviétiques étaient arrivés à proximité du massif des Carpates, le rempart de la Hongrie. En réaction immédiate à cette menace, les Allemands ont occupé la Hongrie. Le 10 avril 1944, les Soviétiques ont libéré Odessa. Au cours du mois d’avril 1944, les Soviétiques ont également libéré la Crimée : le 13 mai 1944, la garnison allemande de Sébastopol (30 000 hommes) a capitulé après avoir évacué la ville. A la mi-juillet 1944, l’Armée rouge avait non seulement expulsé les Allemands de Biélorussie, mais également libéré la moitié Nord-Est de la Pologne.

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