Au plus tard avec la défaite allemande de Stalingrad, il devient évident que la guerre est perdue pour Hitler. Rien ne peut plus arrêter la contre-offensive soviétique.
Le 24 juillet 1944, quatre jours après la dernière tentative manquée d’assassiner Hitler, les troupes soviétiques atteignent le camp de Majdanek.
Au plus tard avec la défaite allemande de Stalingrad, il devient évident que la guerre est perdue pour Hitler. Rien ne peut plus arrêter la contre-offensive soviétique.
A la fin de l’extermination des Juifs du Gouvernement Général (Aktion Reinhard), les tueurs entreprennent d’effacer les traces de leurs crimes. Au cours de l’année 1943, les camps de la mort de Belzec, de Treblinka et de Sobibor sont rasés, les installations de mort détruites, on laboure le territoire du camp, on construit des fermes et on plante des arbustes.
Himmler donne l’ordre de créer le Commando spécial 1005, chargé de faire disparaître les grands charniers voisins des camps d’extermination. Il ne doit subsister aucun témoin, ni mort, ni vivant.
Mais le plan de la SS s’avère irréalisable. Le nombre des charniers est trop important, la retraite allemande trop rapide. C’est ainsi que, dans sa marche vers l’ouest, l’Armée rouge tombe encore partout sur de gigantesques fosses communes pleines de cadavres.
Malgré la dégradation dramatique de la situation militaire, le programme d’extermination se poursuit en redoublant d’intensité, comme si, sur ce terrain tout au moins, il fallait encore remporter une victoire. La course contre la montre commence. En juin 1944, c’est le début du débarquement allié en Normandie. Au même moment, on déporte encore presque un demi-million de victimes de Hongrie vers Auschwitz.
Le 24 juillet, quatre jours après la dernière tentative manquée d’assassiner Hitler pour se débarrasser tout même encore de son régime par un attentat, les troupes soviétiques atteignent le camp de Majdanek. Fin août, les Américains sont à Paris. Mais à Auschwitz, on continue de gazer jusque fin octobre. Trois mois s’écouleront encore avant que le camp soit libéré par des soldats de l’Armée rouge.