Nicolas Gogol : ’Si vous n’aimez pas la Russie, vous n’aimerez pas vos frères’ ! Nikolaï Gogol, célèbre écrivain ukrainien, est né le 20 mars 1809.
Nicolas Vassiliévitch Gogol(1809-1852)
Nicolas Gogol (1809-1852), dramaturge, satiriste, fondateur de ce que l’on appelle, en littérature russe, le réalisme critique, connu avant tout pour son roman ’Les Âmes mortes’, est le plus célèbre écrivain russe d’origine ukrainienne.
Nicolas Vassiliévitch Gogol est un fils de Cosaque ukrainien. Il est né en Ukraine, ou Petite-Russie, à Sarotchinsi, province de Poltava, dans une famille appartenant à la petite noblesse d’Ukraine. Novateur dans la littérature ukrainienne, contemporain et grand ami de Pouchkine, c’est lui, Gogol, qui aura donné les sujets de méditation et d’inspiration aux autres écrivains russes.
Son père, ancien officier, était de caractère gai, cultivé, et développa le goût de Nicolas pour la lecture pour l’observation ; à sa mère, il doit cette foi religieuse qui devait tourner au mysticisme maladif. Ses études furent médiocres et à dix-neuf ans il quitta son pays pour aller chercher un emploi modeste à Saint-Pétersbourg ; mais il conservait la nostalgie de cette Ukraine qui était, à cette époque, comme la Provence de la Russie, dont il connaissait les légendes et les contes populaires, et c’est pendant qu’il en était éloigné qu’il écrivit ses Veillées du hameau (1831-1832).
Attaché à un ministère, il fut un employé inexact et aigri ; mais s’il servit mal le gouvernement, son séjour dans les bureaux lui donna l’occasion d’observer ses collègues, de fixer dans son esprit leurs allures et leur langage, et il pourra écrire plus tard une nouvelle, Le Manteau, dont l’humble héros, Akaki Akakiévitch est resté le type immortel de l’expéditionnaire russe.
De caractère instable, Gogol veut quitter les bureaux pour faire de l’enseignement. En février 1831, il est nommé à l’institut patriotique des jeunes filles ; il doit y enseigner l’histoire. Quelques temps après, il sollicite une chaire à l’Université de Kiev, mais fut chargé d’un cours d’histoire du Moyen Age à l’Université de Saint-Pétersbourg en septembre 1834.
Il débuta brillamment, mais se lassa très vite de son enseignement, et quitta sa chaire en décembre 1835. Entre temps il a écrit Taras Boulba, le Revizor, Mirgorod, etc. Le succès du Révizor, joué à Saint-Pétersbourg, ne le satisfait qu’à moitié ; et, à partir de juin 1836, il se met à voyager.
Dès ce moment, Gogol va aller et venir à travers l’Europe, de Hambourg à Aix-la-Chapelle et à Bade ; de Vevey à Paris où il reste près d’un an ; puis il fait un long séjour à Rome.
Il est ensuite à Marienbad, à Varsovie, à Saint-Pétersbourg, retourne à Rome, revient en Russie... Il publie en 1840 la première partie des Âmes mortes. Nouveaux voyages : on le voit à Florence, à Wiesbaden, à Nice, à Francfort, à Hambourg, à Karlsbad, à Rome encore, à Naples, à Paris... Enfin, en 1848, il fait un pèlerinage à Jérusalem. Il revient par Beyrouth, Constantinople, Odessa, Kiev, etc... Rentré à Moscou, il rédige la seconde partie des Âmes mortes.
Mais il se croit toujours malade. La santé qu’il a été cherché dans toutes les villes d’eaux lui paraît un état impossible à saisir. Son mysticisme se fausse de plus en plus ; il confond le vrai sentiment religieux avec ses excès ou ses déformations. Au début de février 1852, dans un moment de délire, il brûle dans le poêle de sa chambre, à Moscou, tous ses manuscrits inédits, parmi lesquels se trouvaient, dit-on, les derniers chapitres des Âmes mortes.
Il mourut le 21 février, dans des sentiments d’une ardente piété, et il fut, selon son désir, enseveli au monastère de Saint-Daniel.
Livres de Gogol en francais et en russe :